Quand on ne peut pas avoir quelque chose, faute de mieux, pourquoi ne pas l’inventer ? Pour combler l’absence de la disparition des dodos, le peintre Dev Chooramun leur donne une nouvelle vie sur toile avec des assemblages de fruits, légumes et animaux aquatiques. Ces peintures sont exposées à l’hôtel Suffren (Port-Louis) jusqu’au 30 octobre.
Il en est à sa quatorzième exposition en solo. Le chef de file de l’association ACA prend les pinceaux en solitaire pour présenter Dodo is Here. Une façon particulière pour le peintre“de redonner vie à cet animal qui fait la fierté de notre île”. Toujours dans cette influence surréaliste, il joue avec les formes et la nature pour composer son art. Il accroche à l’hôtel Le Suffren une quinzaine de dodos avec une approche dynamique.
Dev Chooramun ne renie pas ses inspirations et avoue être fortement influencé par le Milanais Giuseppe Arcimboldo, peintre maniériste italien, mondialement connu pour ses portraits allégoriques composés de végétaux ou de minéraux. Ses tableaux avec des visages anthropomorphes, constitués de fleurs, de fruits et d’autres éléments de la nature, l’ont rendu célèbre. Dev Chooramun plonge son pinceau dans ce jardin fruité pour raconter l’histoire du dodo. Il n’est pas à son premier essai et le résultat est intéressant.