La Salt Pans Workers Union (SPWU) a dénoncé ce lundi matin, par la voix de son négociateur Devanand Ramjuttun, le licenciement de 33 travailleurs des salines de Rivière-Noire et de Tamarin. Il demande au gouvernement de faire en sorte que ces salines, qui constituent une partie du patrimoine selon lui, soient préservées, de même que l’emploi de ces travailleurs.
« Les employeurs ont donné un préavis verbal à ces travailleurs, dont 19 de la société de Ravel et 14 de la société Mont Calme Ltée. Nous considérons ces licenciements arbitraires et injustes car les employeurs n’ont pas respecté les dispositions de la loi à ce sujet », a déclaré Devanand Ramjuttun.
Citant la section 39(b) de l’Employment Relations Act (ERA), le syndicaliste a dit qu’un employeur n’a pas le droit de réduire ou de licencier ses employés « tant qu’il n’aura pas discuté avec le syndicat et exploré les possibilités d’éviter une réduction de la main-d’oeuvre », avant de poursuivre : « Ces deux employeurs ne nous ont consultés à aucun moment. » Selon lui, en cas de licenciement, les employeurs doivent verser une compensation équivalente à trois mois de salaire par année de service aux travailleurs.
S’agissant de cette industrie de production de sel, selon la méthode naturelle, Devanand Ramjuttun a rappelé que les salines datent de plus de 200 ans. « C’est un secteur traditionnel, historique, un patrimoine du pays », a-t-il souligné, avant de dénoncer le gouvernement « ki pe don permi import disel depi letranze, alor ki nou ena resours isi mem ».
Il a estimé qu’on veut fermer les salines « pou met IRS, beton, o detriman de lanplwa », ce qu’il juge « inacceptable ».
Devanand Ramjuttun a appelé le gouvernement à protéger ce secteur, car il ne souhaite pas que les salines deviennent « un autre L’Aventure du Sucre ou L’Aventure du Sel ». D’où sa demande pour une rencontre avec le ministre de l’Industrie, Ashit Gungah, depuis le 24 août. « Nous attendons toujours. Entre-temps, nous avons rendez-vous avec le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, cet après-midi pour discuter de cette question », a-t-il déclaré.