Quand le foot réunit la grande famille mauricienne devant le bâtiment de la MCB à la rue Emmanuel Anquetil, on ne peut que faire une hola. Ambiance festive ce matin dans les rues de la capitale pour marquer le coup d’envoi de la coupe du Monde de Football. La MCB a tout organisé : chars, échasses, danseuses de samba, tout cela dans un climat de bonne humeur et de convivialité. Seule fausse note, il aurait fallu que les organisateurs demandent au public de s’habiller aux couleurs du Brésil, le spectacle aurait été encore plus grandiose. On vous y entraîne sur un air de samba…
Vous n’êtes pas dans les gradins du Brésil, vous n’avez pas foulé le sol de ce pays, pas de panique et pas de regret. La MCB a le grand mérite d’avoir su organiser dans le cadre de la coupe du monde du football, un carnaval Brésil’Moris. Arpentant les rues la Municipalité de Port-Louis, l’Intendance, la Chaussée, Edith Cavell, John Kennedy, Place d’armes, Hôtel du Gouvernement. Le soleil était au rendez-vous et la rue Emmanuel Anquetil grouillait de gens. C’était le point d’ancrage de départ. Sur un air de samba, aux sons des vuvuzelas, on ne pouvait ne pas résister à l’appel de la danse. Devant la MCB, la musique résonnait. Les participants du Carnaval se trémoussent affublés de perruques multicolores, de grosses lunettes. Tressaillement de reins, les Mauriciens ont vibré à l’heure du foot. Rassemblement unificateur pour cette grande famille mauricienne.
« Si ici, c’est comme cela, l’ambiance, au Brésil, comment cela doit être ? » lance un homme qui ne cessait d’immortaliser chaque moment. Les employés de la MCB ont joué le jeu jusqu’au bout. Fanions arborant les couleurs des 32 équipes. Entre dribble, passement de jambes, on se croirait en plein match de foot. Ambiance électrique, les filles arborant un maquillage avec les couleurs phares du moment le jaune et le vert. Même notre dodo a fait son apparition. Gigantesque en papier mâché arborant le nom de Ronald dodo 9. Pascale Chellin de la MBC explique que depuis deux mois, la MCB travaille sur cette campagne. « On est heureux, moi je supporte la France. » D’autres à l’instar de ces deux amies qui répondaient aux questions du Mauricien. La première nous confiait :
« Maurice, c’est quand même un pays calme. Les gens s’amusent. Les voitures sont en stand-by permettant aux gens de profiter de cette unique ambiance. » Lorsqu’elle a avoué qu’elle supportait l’Angleterre, son amie surprise a répondu de go : « Dis donc petite cachotière, tu m’avais dit que tu étais comme moi supportrice du Brésil. » C’est aussi cela les temps forts du foot. Insolite… ce danseur déguisé en oiseau et arborant sur ses ailes tous les pays participant à la Coupe du monde de football. Comme pour mettre en appât son auditoire, le voilà qui se lance dans une danse improvisée suscitant l’admiration du public.
Colette Easton, une die-hard de l’équipe de l’Italie est sur un petit nuage. « Ce Carnaval de la MCB est formidable. On aurait pu nous demander d’arborer les couleurs du foot. Mon équipe c’est l’Italie. Je vais suivre le carnaval de la MCB jusqu’au Caudan pour m’imprégner de ces moments forts qui caractérisent une ambiance de coupe du monde du foot. » Mamode Davoust, lui parlera de la Hollande alors que Soopaya Ramsamy, lui évoquera l’Angleterre. Chaque Mauricien y va de son pronostic. Les pays les plus cités sont : l’Allemagne, pour ses bons joueurs, l’Angleterre qui fait mouche auprès des jeunes, l’Espagne, le Brésil. Roumaan Issemdar, la championne de l’ascension du Kilimanjaro, fan du foot trouve que les filles aussi sont des passionnées du ballon. « Moi, c’est l’Espagne, Iker Casillas, le gardien de but est mon préféré de même que Gérard Piqué, le défenseur. » Les enfants revenant de l’école arboraient même des panneaux du Brésil. Petite bousculade devant la municipalité de Port-Louis, chacun voulant se trouver à côté des danseurs et autres participants du Carnaval. Mais, tout a été que partie remise, l’ordre s’est installé, les policiers s’assurant que tout se déroule bien. La fête a continué jusqu’au Caudan, pour un spectacle grandiose. Comme le dit si bien cette grand-mère : « Il n’y a pas que les bons gâteaux qui font de nous de bonnes grands-mères, il y a aussi le ballon et la dextérité de ces joueurs qui ont su rassembler tous ces pays, quelle force unificatrice. Moi, je dis Hola, Viva Brésil. »