Intervenant ce matin au Domaine Les Pailles à l’ouverture d’un atelier d’une demi-journée sur la « Review of Outline Planning Schemes for Municipal Council Areas », le ministre du Logement et des Terres Abu Kasenally a plaidé pour une approche participative dans l’aménagement du territoire urbain.
« La nouvelle génération des plans d’aménagement du territoire doit sortir d’une approche normative et régulatrice pour adopter une tendance plus flexible et proactive dans la planification de l’utilisation des terres », a plaidé le ministre Kasenally devant un parterre composé du ministre des Collectivités locales Hervé Aimée, du Permanent Secretary de son ministère Noorani Oozeer, de Asad Shaheed et John Smith, respectivement directeur de projet et Team Leader des consultant Halcrow Group Ltd, des Chief Executives des Conseils municipaux, des représentants des municipalités et d’autres ministères, entre autres.
Abu Kasenally s’est félicité qu’une telle approche participative ait été adoptée dans l’élaboration de ces plans d’aménagement de territoire urbain (Urban Outline Schemes) et qu’un atelier de consultation ait été organisé au niveau de chacune des cinq municipalités.
Le ministre s’est aussi réjoui que cette approche participative et flexible de notre patrimoine foncier soit inscrite dans les dispositions de la Business Facilitation Act qui a permis le développement de business parks, de centres commerciaux, d’IRS (Integrated Resort Schemes) et de RES (Real Estate Schemes). « Cette approche flexible est aussi incluse dans nos Outline Schemes qui à leur tour traduisent les politiques nationales et stratégiques de notre National Land Development Strategy dans des politiques plus spécifiques pour un meilleur contrôle et une meilleure gestion du développement au niveau local », a-t-il précisé.
Le ministre du Logement et des Terres a toutefois déploré que chacun des cinq Municipal Council Areas (MCA) de notre pays (qui ont certes connu un développement soutenu), a également perdu ces dernières années leur attractivité en matière de shopping et d’espace bureau. « Nos centres-villes sont affectés à cause des routes étroites, d’une circulation routière grandissante, d’une pollution de l’air et d’une pollution sonore, d’un manque d’espace sécurisé pour les piétons et d’un manque d’aires de stationnement (parking) », a-t-il élaboré.
Le ministre a dans ce contexte plaidé pour une revitalisation des MCAs pour les rendre plus attrayants en tant que centres d’activités sociales et culturelles et où les citadins pourront se promener en toute sécurité tout en faisant leur shopping et profiter des activités de loisirs. « Des utilisations complémentaires telles que des appartements et des maisons individuelles, les espaces publics ouverts et des jardins publics devraient être aménagées dans ces endroits afin de promouvoir le développement tout en soutenant un système de transport public amélioré », a-t-il proposé. « Les plans d’aménagement du territoire urbain (UOS) qui sont en train d’être revus ces jours-ci, devraient traiter de ces questions », a-t-il souhaité.
Abu Kasenally a annoncé qu’une ébauche de ces UOS a déjà été préparée et que les spécialistes conviés à participer au présent atelier auront ainsi l’occasion de la commenter de nouveau.
« Une fois finalisés, ces UOS prévoient une utilisation optimale de notre patrimoine foncier, une régénération de nos régions bâties, de meilleures opportunités de développement, une sauvegarde de nos meilleures terres agricoles, une meilleure intégration de l’utilisation des terres avec notre stratégie de transport tout en réduisant nos émissions de carbones », a-t-il élaboré.
Le ministre Hervé Aimée s’est félicité pour sa part de cette révision des UOS qui datent d’une vingtaine d’années. « Les municipalités disposeront ainsi d’un bien meilleur instrument pour faire le suivi et le contrôle du développement du territoire tombant sous leur juridiction », s’est-il réjoui. Il s’est aussi félicité que les nouvelles délimitations des MCA sont incluses dans la nouvelle Local Government Act 2011.