La Banque mondiale (BM) a approuvé, hier, l’octroi de deux prêts totalisant US $ 35 millions (un peu plus de Rs 1 milliard) à Maurice en vue du financement de programmes destinés, d’une part, à créer un meilleur système de protection sociale pour les personnes les plus vulnérables de la société et, de l’autre part, accroître la compétitivité du secteur privé face à un environnement économique global des plus incertains.
Le premier prêt (US $ 20 millions) concerne les réformes du secteur public et vise au renforcement des programmes de soutien aux gens économiquement faibles, à la rationalisation des règlements et procédés concernant le commerce et l’amélioration de la performance de la fonction publique en général. L’autre enveloppe (US $ 15 millions) est destinée à soutenir les efforts du gouvernement dans la politique tendant à consolider la croissance et la viabilité des entreprises privées, à améliorer l’accès aux finances, à promouvoir les nouvelles technologies de l’information et de la communication et le projet d’e-Government. « Both loans will also be supported by just-in-time knowledge services, including on higher education and infrastructure », annonce la BM.
Commentant la décision de la BM, le country director pour Maurice, Haleh Bridi, a déclaré que l’institution financière est en train de soutenir les réformes enclenchées par Maurice et qui tiennent en compte la bonne performance économique du pays.
Haleh Bridi affirme que face à la volatilité de l’économie globale, Maurice est train de prendre des mesures robustes pour maintenir une croissance saine, s’assurer que les plus vulnérables de la société ne soient pas délaissés et pour éliminer les inefficiences systémiques.
Les réformes du secteur public soutenues par la BM, indique un communiqué de l’institution, ont pour but de rendre le système de sécurité sociale plus effectif et efficient et visent à réduire la vulnérabilité des plus pauvres. « Reforms will also target the currently high failure rate of students at the primary school level and will help to improve students’ access to good-quality secondary education », souligne le communiqué.
Pour ce qui est de la compétitivité des entreprises, les réformes envisagées ont pour but de faciliter le matching entre le programme d’éducation et les besoins du secteur privé en termes de ressources humaines et également à faciliter l’accès des entreprises aux crédits. Les réformes concernent aussi l’amélioration du climat d’investissement et le développement des services internet.