La surpêche, la domestication des espèces, la destruction des écosystèmes : on peut évaluer l’action de l’homme sur la nature en mesurant les bouleversements sur les écosystèmes ou le déséquilibre entre le domestique et le sauvage. S’il y a perte de la biodiversité, on s’interroge en cette année consacrée à la diversité du monde vivant au sein de la nature sur les actions de protection. L’Aventure du Sucre propose une exposition sur le thème de la biodiversité, réalisée en partenariat avec la Cité des Sciences de Paris, qui a fourni le contenu scientifique, et aussi avec des organisations et des artistes mauriciens qui ont donné à cette manifestation un caractère local. L’exposition restera en place pendant 18 mois. Une manière pour l’Aventure du Sucre de poursuivre une éducation non-formelle.
Petit rappel des faits : Depuis son ouverture fin 2002, l’Aventure du Sucre a accueilli un grand nombre d’étudiants afin de vulgariser l’histoire et la culture Maurice. L’exposition permanente sur l’histoire de l’île et de son industrie sucrière côtoie depuis fin avril 2012 une exposition temporaire sur la biodiversité. Le parcours muséal est aussi moderne et ludique que pour l’exposition permanente. Le visiteur accède en quelque sorte à de nombreux dossiers qui abordent l’action de l’homme sur la nature. La flore, la faune, les fonds marins, les coraux sont montrés aux visiteurs. Ici, on voit le Bois de buis, là des plantes aromatiques valorisant le travail du Dr Ammenah Gurib-Fakim. Des gravures de Louis Goupille et des sculptures de Nirmal Hurry nous entraînent dans un univers loin d’être dépaysant. Les partenaires sont la Mauritius Marine Conservation Society (MMCS) et le Mauritius Oceanography Institute (MOI) qui s’intéresse à la culture des coraux. Il faut mentionner aussi l’apport scientifique de la Cité des Sciences de Paris et l’initiative de Joël de Rosnay. L’objectif est de sensibiliser surtout les jeunes. L’Aventure du Sucre continue ainsi à jouer son rôle de plate-forme d’éducation non-formelle en intégrant des moyens modernes de la muséographie pour présenter de manière ludique une exposition-dossier. Les jeunes seront attirés par ce bassin au centre d’une pièce où l’on a tenté de reconstituer un écosystème marin. Ils pourront alors s’interroger sur les animaux, plantes écosystèmes et l’érosion du monde sauvage. Ce n’est là qu’un axe de l’exposition. Sont aussi abordés des thèmes tels : la domestication des paysages, les conséquences de la perte de la biodiversité et les mesures pour préserver cette biodiversité. Ce n’est pas la première initiative de L’Aventure du Sucre. En 2010, le musée avait proposé une exposition temporaire sur « L’Energie et le Développement Durable ».
Sur les panneaux de présentation des différents thèmes, on peut lire : « La biodiversité, qui contribue à promouvoir les valeurs culturelles et spirituelles, est aussi un symbole du respect de la nature. La biodiversité assure la permanence de la richesse et de la variété de la faune sauvage… »
Autant de textes qui traitent des causes ou des conséquences de la perte de la biodiversité avant d’aborder l’avenir pour sa protection avec par exemple la plantation d’arbres contre la désertification ou encore la création de passages pour relier les zones naturelles. Tout ceci pour dire que les activités humaines sont à l’origine de la disparition et de la menace de nombreuses espèces végétales ou animales et que nous devons arrêter cela en agissant pour la préservation de la biodiversité.