Sous l’Initiative 175 en faveur du développement durable, la Mauritius Commercial Bank a fait l’acquisition de la Nissan Leaf, une voiture 100 % électrique qui n’émet ni polluant ni particule. La MCB devient ainsi la première utilisatrice à Maurice de la « feuille verte »,qui se heurte toutefois aux barrières de la fiscalité.
La démarche de la MCB épouse parfaitement le concept Maurice île Durable (MID) puisque la Nissan Leaf n’est rechargée qu’à partir de la ferme photovoltaïque située dans l’enceinte du bâtiment écologique de l’établissement à Saint-Jean. La présentation de la voiture, décrite comme étant à 80 % plus économique que les automobiles thermiques, a été effectuée hier en présence du Deputy Chief Executive de la MCB Philippe Forget. Il s’est dit fier que la MCB en soit le premier acquéreur. Cette voiture devrait faire la navette entre le bâtiment de Saint-Jean et le Head-Office à Port-Louis. « Aujourd’hui, je suis émoustillé devant la technologie de Nissan. Nous sommes heureux de donner l’exemple, ce qui, espérons-le, fera réfléchir au nouveau mode de vie qu’il nous faudra impérativement adopter si on veut sauver la planète », a soutenu Philippe Forget avant un Test Drive de la voiture ultra silencieuse.
Les principaux atouts de la « feuille verte » : elle est dotée d’un moteur complètement électrique et par conséquent, elle n’émet pas de gaz. D’ailleurs, elle n’a pas de pot d’échappement. La voiture est alimentée par une batterie lithium-ion d’une capacité de 24 KWH. Le moteur est capable, lui, de développer une puissance maximale de 80 KW. La batterie se charge en huit heure et pourvoit la Nissan Leaf d’une autonomie de 160 kilomètres.
Malgré ses atouts, la fiscalité ne se prête pas au jeu pour l’acquisition d’une Nissan Leaf. Initialement, son prix avoisinait les Rs 2,9 millions. Avec la décision gouvernementale, lors du dernier exercice budgétaire de réduire la taxe douanière sur les véhicules de ce type dans le cadre du projet MID, le prix a été ramené aux alentours de Rs 2,5 millions toutes taxes comprises. « Ce n’est déjà pas mal, mais un effort plus conséquent aurait pu être réalisé en matière de fiscalité pour encourager le concept MID », juge-t-on dans certains milieux.