Intervenant ce matin à l’hôtel Hilton, à Flic-en-Flac, lors de l’ouverture de la 2e rencontre Maurice–Réunion du Développement durable et de l’Innovation, le président de la Commission Maurice-Île-Durable, Osman Mahomed, a fait un vibrant plaidoyer pour une coopération accrue entre Maurice et La Réunion.
« La République de Maurice et La Réunion sont vouées à un destin commun en matière d’environnement et de développement durable. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’accueille cette manifestation qui nous permettra de jeter un regard croisé sur ce qu’entreprennent nos deux îles en matière de développement durable », a déclaré le président de la Commission Maurice-Île-Durable (MID) Osman Mahomed devant une assistance composée de plus d’une centaine de chefs d’entreprises mauriciennes et réunionnaises dans le cadre de la 2e Rencontre Maurice–Réunion du Développement durable et de l’Innovation, organisée conjointement par le Club Export Réunion et la Chambre de Commerce et d’Industrie France–Maurice (CCIFM).
Hormis d’établir un constat, cette rencontre de deux jours – placée sous le thème « Innovation et Développement durable » – doit aussi permettre, à travers des ateliers de travail thématiques, d’identifier les problèmes et les contraintes auxquels sont confrontées nos deux îles afin de trouver des solutions, a insisté l’orateur.
Selon Osman Mahomed, les petits pays insulaires ont des caractéristiques qui leur sont propres, et leur vulnérabilité rend plus complexes les obstacles auxquels ils sont confrontés dans divers domaines. « C’est encore plus vrai dans le domaine de l’environnement, dont la préservation nécessite parfois la mise en commun de nos ressources », a-t-il expliqué. D’où la nécessité de pouvoir identifier les avenues de coopération et de dégager ensemble les opportunités concrètes qui s’offrent à nos deux îles en matière de développement durable, a ajouté l’intervenant. « Ce désir réciproque de partage de compétences et de savoir-faire est inscrit dans le protocole d’accord, portant sur la coopération énergétique, qu’avait signé le Premier ministre mauricien lors de sa visite à La Réunion en 2011», a-t-il encore rappelé.
« Le développement durable est donc un vaste chantier auquel nous devons nous atteler sans tarder. J’ose même dire que, dans ce domaine, toutes les occasions sont bonnes à saisir et toutes les possibilités doivent être exploitées.  Il appartient donc aux opérateurs économiques mauriciens et réunionnais d’en tirer profit », a encore martelé le président de la Commission MID.
Cette coopération, selon Osman Mahomed, pourrait s’étendre aux domaines de l’énergie, du recyclage des déchets électriques et électroniques, de celui des bouteilles en plastique PET et de l’économie océanographique. « L’agriculture bio est aussi un des secteurs où le savoir-faire des opérateurs économiques de La Réunion peut s’avérer utile et bénéfique à nos deux îles », a-t-il ajouté.
Le président de la Commission MID s’est d’autre part félicité de le pertinence des thèmes des ateliers de discussions prévus ces deux jours. Outre la Conférence Plénière de ce matin, cette 2e Rencontre prévoit également des ateliers de discussions et des groupes de travail avec des animateurs et participants mauriciens et réunionnais.
L’ambassadeur de France à Maurice Laurent Garnier, le représentant du Président du Conseil régional de La Réunion Philippe Jean-Pierre, le président du Club Export Réunion Gilles Couapel et le président de la CCIFM Michel Teyssedre ont également pris la parole.