La nouvelle aérogare, qui a nécessité des investissements globaux de Rs 14 milliards, est le plus grand projet jamais réalisé à Maurice. Qualifié de nouvel emblème cadrant avec la stratégie visant à faire de l’aéroport un hub pour la région, cet espace, qui fait la fierté du gouvernement PTr, représente tout un symbole de l’évolution de l’établissement. Cependant, alors que le nouveau terminal relié à l’aérogare existant permettra, entre autres, le traitement de 4 millions de passagers par an dans un environnement nouveau et en respect des normes internationales de confort et de sécurité, il nous revient qu’un mois après son inauguration sensationnelle par le Premier ministre lui-même, de sérieux manquements sont observés par le personnel.
Certes l’investissement dans l’infrastructure a été colossal, disent certains employés — déplorant cependant que certains matériels dont la porte des toilettes soient déjà brisés — mais aucune provision n’a été faite quant à la gestion des passagers. En effet, si pleinement opérationnelle depuis le 14 septembre, et que tous les services attachés, dont les boutiques hors taxes, sont désormais en service, la nouvelle aérogare est devenue une source de stress et de soucis pour bon nombre d’employés.
En cause, le manque de personnel qualifié, disent-ils, soulignant qu’alors que la construction de l’aéroport a pris trois ans, ce n’est qu’actuellement que le personnel de certains départements suit des cours de formation. De même, si tous les passagers sont sous le charme du bâtiment qu’ils découvrent, nombreux sont ceux qui se plaignent du manque de choix des produits disponibles dans les boutiques hors taxes. Certains employés confient que plusieurs produits réclamés par les passagers sont disponibles en stock et ne comprennent pas les raisons pour lesquelles ces produits ne sont pas placés en vitrine.
L’autre couac noté est au niveau des bagages. Le temps d’attente, pour des vols de long courrier qui était de 45 minutes, prend aujourd’hui plus d’une heure et demie. La situation est la même au niveau des comptoirs de l’immigration, expliquent les employés, soulignant que si plus de comptoirs ont été aménagés, le manque de personnel fait défaut. Ainsi, plusieurs comptoirs restent vides, alors que les files d’attentes s’allongent et que le temps dédié à toute la paperasse est étendu.
Manque de personnel également au niveau de l’accueil à l’aéroport, où de nombreux passagers peinent à se retrouver. Accueil assuré à ce jour par quelques stagiaires de l’École hôtelière.