L’océan sera la prochaine frontière du développement global après la révolution agraire, la révolution industrielle et la révolution digitale, à en croire le ministre de l’Économie océanique et des ressources marines, Prem Koonjoo. Ce dernier intervenait hier à un atelier de travail sur ce sujet à Pointe-aux-Piments, en marge de l’African Ministerial Conference and Investment Forum, prévu en octobre prochain à Maurice.
Pour le ministre, l’océan offre des opportunités et des défis sans fin, « et l’un des plus grands défis sur la voie du développement durable de l’économie océanique est sans conteste le changement climatique ». « Le changement climatique affectera l’économie océanique de différentes façons, dont la perte de la biodiversité marine qui implique un changement dans notre environnement marin qui peut affecter nos activités aquacoles. Ce changement aura un effet délétère sur les espèces qui sont incapables de migrer, avec un impact sérieux sur la pêche au thon. La perte de l’habitat de nos coraux augmentera l’érosion des plages et affectera l’industrie touristique de manière négative. Le changement climatique résultera aussi en une hausse dans la sévérité et la fréquence des calamités naturelles, particulièrement les cyclones », a-t-il fait ressortir.
Prem Koonjoo ajoute que ce ne sont là que quelques-uns des impacts négatifs du changement climatique sur l’économie océanique. Il est temps, dit-il, pour la communauté internationale d’accorder une attention adéquate à ce phénomène, d’autant que l’économie océanique n’est pas importante « seulement pour l’île Maurice, mais elle est devenue un sujet de conversation mondiale ».
Pour sa part, le président du National Ocean Council, Jairaj Lallchand, a expliqué le contexte dans lequel se tient cet atelier de travail où les participants, dont deux représentants de la Banque mondiale, sont appelés à concevoir, à développer et à adopter des stratégies pour faire avancer le projet d’économie océanique.