Après l’abattage d’une quarantaine de filaos sur un terrain situé à l’entrée de la gare routière et menant au Centre de recherches marines d’Albion, les actions se multiplient du côté des habitants de la localité pour contrer tout chantier éventuel du propriétaire de cette parcelle. Aux dénonciations des membres des forces vives de la région concernant « le massacre » que constitue ce déboisement sauvage, viennent s’ajouter les craintes des habitants, qui s’élèvent contre la construction, selon les rumeurs persistantes, d’une discothèque. Souhaitant que cet endroit soit à tout prix préservé, ils se disent prêts à tout pour faire en sorte que ce projet n’aboutisse pas. D’où le dossier qui sera porté devant l’ICAC par des habitants de la localité, en raison, notamment, du fait qu’un seul propriétaire, de surcroît un proche du pouvoir, puisse disposer d’autant de « privilèges » pour effectuer un business.
Ainsi, une quinzaine de jours après la découverte du « massacre » écologique causé par l’abattage de filaos sur ce terrain situé à quelques mètres de la plage publique, les habitants de la localité ne baissent pas les bras. Au contraire, ils multiplient les rencontres et sensibilisent leurs pairs contre le « développement sauvage » dans leur village, un projet envisagé par ce proche du pouvoir sur cette parcelle louée à bail.
Si le propriétaire de ce terrain « sauvagement déboisé » aurait affirmé aux habitants d’Albion venus le rencontrer qu’il n’avait pas encore décidé du projet qu’il compte y mettre sur pied, des rumeurs persistent à l’effet qu’outre un centre commercial, une boîte de nuit devrait y voir le jour. C’est présentement, hormis une continuation de la dégradation causée à l’environnement, ce qui accentue les craintes des habitants de la localité. De nombreux incidents ont déjà été déplorés dans cette partie du village, où une salle de fêtes existe déjà. « Un autre lieu de loisirs du genre ne ferait qu’accroître la dégradation des moeurs dans cette région, avec des risques de bagarres, etc. Et nous ne voulons pas de cela », disent-ils.
Pour les membres des forces vives, « si un projet doit voir le jour sur ce terrain de l’État loué à bail, il est impératif qu’il bénéficie à tous les habitants d’Albion ». « Ce serait bien d’avoir un parc pour les enfants par exemple. Mais pas une discothèque », ajoutent-ils.
Rappelant que le village d’Albion se trouve actuellement « dans une mauvaise passe », avec le projet de centrale à charbon de CT Power contre lequel les habitants se battent également, les membres de forces vives indiquent qu’ils ne laisseront pas passer d’autres formes d’atteinte à l’environnement. Ils envisagent par ailleurs une action légale en vue de mettre un frein définitif au « développement sauvage » dans la localité.