Alors qu’il y a une semaine, les autorités ont pris la décision de procéder à l’extension de la route sur environ 150 mètres, à partir du view point jusqu’à l’entrée de Baie du Cap, à ce jour, c’est silence radio. Or le projet devait démarrer cette semaine, suivant le déboursement des fonds par le ministère des Finances. À vendredi dernier, le Conseil des ministres prenait note “des actions initiées par le ministère des Infrastructures publiques pour mitiger les difficultés rencontrées par les résidents des localités avoisinantes”, en l’occurrence, la fermeture de la route et la déviation effective à travers  Chamarel et Case Noyale, grâce à des navettes. Note a aussi été prise de l’assistance d’experts de la Japan International Cooperation Agency (JICA) et d’un expert geotechnique du Bureau de Recherche Géologique et Minière de La Réunion pour évaluer la situation et faire des recommandations en vue d’une assistance technique. Ce qui laisse comprendre que le projet d’extension de la route reste en suspens. En attendant, les habitants de Baie du Cap refusent de s’exposer aux dangers encore plus conséquents que représente la route de Chamarel. Outre une manifestation impromptue, mercredi dernier, ils envisagent une marche pacifique le 24 mai pour réclamer l’ouverture  à la circulation d’une des deux voies de la route Macondé. Au cas contraire, les habitants de Baie du Cap se préparent à manifester devant le Parlement. Pour eux, “péna lot solution, rann nou nou simé.”