• Un Mauricien sur quatre touché par le diabète de type 2

La quête annuelle de l’APSA a débuté le 10 décembre et durera jusqu’au 19. L’Ong lance un appel à la solidarité des Mauriciens en vue de « permettre de renforcer son action de prévention et de soin auprès des victimes de cette maladie silencieuse et encore trop ignorée ». L’APSA souligne que près de 25% de la population sont touchés par le diabète de type 2, soit environ 257 442 Mauriciens.

L’Ong rappelle que cette maladie affecte principalement les adultes et que si elle n’est pas détectée et prise en charge suffisamment tôt, « conduit à des conséquences dramatiques, pouvant aller jusqu’à l’amputation ou même le décès de l’individu ». Et de poursuivre : « Il ne faut pas la confondre avec le diabète de type 1, qui touche les enfants et dont les conséquences, si elles sont tout aussi graves pour les malades, concernent un nombre minime d’individus à Maurice et dans le monde. »

Audrey Hardy, présidente de l’APSA, explique : « Lorsqu’un des parents est touché, c’est toute une famille qui souffre et qui se retrouve dans une situation difficile, avec notamment la perte d’un revenu suite à une invalidité. Parmi les actions de l’association, il y a le dépistage, la prévention et le soin des personnes atteintes du diabète. (…) Nous avons pu jusqu’ici, grâce aux contributions généreuses de tous les Mauriciens, renforcer nos moyens de lutte contre cette maladie, notamment avec l’ouverture d’un centre de soins spécialisés à Trianon ou encore le déploiement de notre unité mobile dans les villages. Face à l’ampleur du problème, nous devons aller plus loin. »

Audrey Hardy indique que l’Ong réalise plus de 700 interventions par an et que grâce aux soins prodigués, plus de 300 personnes ont pu éviter l’amputation alors que d’autres ont été prises en charge par le centre de soin et par son unité mobile. « C’est une véritable course contre la montre. Le diabète de type 2, s’il est dépisté suffisamment tôt et pris en charge de la bonne manière, n’est absolument pas un obstacle à une vie normale. Nous avons des résultats vraiment excellents et encourageants. Notre équipe de professionnels nous permet de prendre en charge les patients et leur famille en leur offrant un soin personnalisé et adapté », indique le Dr Damien Steciuk, médecin spécialiste du diabète à l’APSA. « D’ici 2030, le diabète sera la principale cause de mortalité dans le monde. Ici à Maurice, nous avons besoin d’une mobilisation générale pour venir lutter contre ce fléau qui détruit tant de familles. »

Pour relever ce défi, l’APSA fait donc appel à la générosité des Mauriciens à travers sa quête annuelle. Des volontaires de l’organisation, arborant la couleur rose de l’association, sont ainsi, depuis le 10 décembre, dans les rues pour recueillir les dons et permettre à l’APSA de continuer son combat. Les fonds récoltés seront mis au service des patients, notamment en finançant les dépenses liées aux professionnels de la santé qui font partie de son équipe, les moyens logistiques, le centre de soin et tout le matériel nécessaire au dépistage, à la prévention et aux soins. La présidente de l’APSA invite les nombreux Mauriciens souffrant du diabète ou risquant de le devenir à profiter des services que propose l’association, que ce soit en matière d’éducation, de prévention ou d’encadrement et de suivi.