Les récentes avancées médicales pour le traitement du diabète de type 2 et la prise en charge et le suivi des pathologies cardio-vasculaires permettent aujourd’hui aux médecins traitants et aux patients de disposer de plus de choix dans la mise en route d’un traitement. Sadeck Vawda, pharmacien et General Manager de la compagnie pharmaceutique Unicorn, a lors d’une récente conférence du Medical Update Group parlé d’un nouveau médicament pour soigner le diabète de type 2, le dapagliflozine, une molécule qui agit indépendamment de l’insuline et qui élimine l’excès de glucose dans l’organisme par voie rénale.
« C’est, explique-t-il, un mode d’action inédit parmi les autres traitements du diabète de type 2. » Approuvé en Europe cette nouvelle thérapeutique est indiquée chez les patients ayant une intolérance au metformine, un médicament couramment prescrit jusqu’ici aux diabétiques. De nouveaux anticoagulants et antiplaquettaires ont aussi fait leur apparition pour prévenir et traiter les thromboses veineuses ou artérielles.
Le dapagliflozine, nouvelle thérapie du diabète de type 2, peut aussi être prescrit en association avec d’autres hypoglycémiants (produits qui réduisent le taux de glucose dans le sang). La nouvelle thérapie a fait preuve de bénéfices supplémentaires lors d’essais cliniques : elle fait perdre du poids et diminue la pression artérielle. « Les médecins ont aujourd’hui une option additionnelle pour le traitement du diabète de type 2. Ils peuvent prescrire un traitement ayant une action indépendante de l’insuline ou en association avec l’insuline et d’autres médicaments hypoglycémiants », indique M. Vawda. Le dapagliflozine peut être pris concurremment avec le metformine, explique-t-il, ou en association avec l’insuline quand le contrôle du diabète est insuffisant. « Néanmoins, le nouveau médicament n’est pas indiqué pour le moment chez les personnes âgées de plus de 75 ans car il n’a pas étudié dans ce groupe d’âge », précise M. Vawda. Son efficacité est en outre réduite chez les personnes atteintes d’insuffisance rénale. Des effets secondaires gênants ont également été rapportés, dont des infections urinaires. « Mais il s’agit d’infections légères et modérées qui répondent bien aux traitements standard », indique M. Vawda.
« Malgré la baisse du taux de mortalité due aux maladies cardiovasculaires, la pathologie vasculaire continue à croître, principalement à cause du vieillissement de la population, de l’obésité, du diabète », constate M. Vawda. Les thromboses, dit-il, consistent en l’obstruction d’un vaisseau et sont dues à des fissures ou ruptures de plaques d’athérosclérose (phénomène qui bouche des artères). Elles peuvent être aussi causées par une immobilisation, une chirurgie récente, un traumatisme, un long voyage en avion, la grossesse, la période post-partum (après l’accouchement), l’hormonothérapie (traitement hormonal), les contraceptifs, l’obésité, les varices et le cancer, indique le conférencier.
De nouveaux médicaments ont fait leur apparition pour prévenir et traiter les thromboses. Des anticoagulants et des antiplaquettaires sont utilisés selon le type de thrombose. « Le but des traitements est de dissoudre les caillots et prévenir leurs réapparitions », explique-t-il.
M. Vawda indique qu’entre 2010 et 2012 de nouveaux anticoagulants et antiplaquettaires sont arrivés sur le marché. Il s’agit du rivaroxaban, du dabigatran et du apixaban pour les anticoagulants et le ticagrelor et le prasugrel pour les antiplaquettaires.