Le quatrième dialogue politique entre Maurice et l’Union européenne aura lieu à Maurice du 18 au 20 janvier prochain. Huit ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne dont Laurent Garnier, ambassadeur de France et Jonathan Drew, haut-commissaire britannique, y participeront.
Une journée sera consacrée à des discussions entre une délégation ministérielle mauricienne et la délégation de l’Union européenne qui sera dirigée par l’ambassadeur Marjaana Sall. Une session de travail est prévue avec la Commission de l’océan Indien. Les membres de la délégation de l’Union européenne visiteront également des projets financés par l’UE.
Comme indiqué par le conseil des ministres, le dialogue politique a pour buts d’échanger des informations, de promouvoir la compréhension mutuelle, de faciliter l’établissement des priorités et d’établir un agenda partagé et de partager la coopération sur des questions d’intérêt mutuel.
Le troisième dialogue politique avait été organisé en 2013. Un communiqué publié à cette occasion avait souligné que l’aide de l’Union européenne pour la période 2008-2013 visait à soutenir le programme décennal de réforme économique du gouvernement, destiné à faciliter la transition d’une économie dépendante des préférences commerciales vers une économie compétitive sur le plan international. L’appui budgétaire général de l’UE représentait alors 98 % du portefeuille de la coopération au développement, et le dialogue UE-Maurice s’était orienté vers des objectifs politiques importants mettant l’accent sur des politiques macroéconomiques, un programme de réformes économiques, des réformes dans le domaine de la gestion des finances publiques, le secteur énergétique, l’éducation, le changement climatique et l’assainissement, entre autres. Parmi les thèmes abordés alors figuraient également le renforcement de la compétitivité du secteur sucre, la mise en place effective de programmes sociaux, l’émancipation de la femme, la réforme de l’éducation, la promotion des énergies renouvelables et la protection de l’environnement.
Cette fois-ci, semblerait que l’Union européenne explorerait la possibilité de financer certains projets directement au lieu de se contenter d’accorder un appui budgétaire général. Il devrait être question du financement des projets entrepris par le secteur privé du pays. Les deux délégations devraient également faire le point sur l’état des négociations en vue de la conclusion d’un accord de partenariat économique entre la région de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe et l’Union européenne. Un accord intérimaire a été conclu touchant certains produits mais l’accord final n’a toujours pas été conclu. Les accords de pêche ainsi que l’intégration de Maurice dans la région africaine à travers la SADC, le COMESA et l’Organisation de l’Afrique de l’Est devraient également être évoqués. On s’attend à ce que Maurice sollicite l’aide de l’Union européenne dans le domaine de l’économie océanique. L’après-convention de Lomé qui arrive à terme en 2020 devrait également figurer parmi les sujets sur lesquels des deux parties pourraient exprimer leurs points de vue. Il s’agira de savoir si la formule actuelle des relations entre le groupe ACP et l’Union européenne sera maintenue ou si l’Union européenne traitera avec les zones économiques à travers des accords de partenariat économique.
La Commission de l’océan Indien bénéficie d’une aide importante de l’Union européenne en vue du financement des projets régionaux. Il se pourrait que la création d’une compagnie aérienne régionale, la sécurité alimentaire au niveau de la région, la connexion maritime entre les îles de la région ainsi que la sécurité dans la région soient également évoquées.