Ses derniers travaux seront visibles à la galerie du Moulin Cassé à Pereybère jusqu’au samedi 23 avril. Une occasion que saisit Scope pour pénétrer dans l’univers de la photographe mauricienne Diane Henry et mieux comprendre son attirance pour la nature, les paysages de différents pays, qu’elle capture et représente avec une certaine émotion.
Dans son atelier basé au Moulin Cassé à Pereybère, le lieu même où elle expose actuellement, Diane Henry est appliquée. Les yeux fixés sur son écran d’ordinateur, elle travaille sur les derniers travaux qu’elle a réalisés. Le grand espace qu’occupe la photographe est un vrai chantier. Des tableaux pas complétés, des papiers qui traînent, des anciennes photographies accrochées au mur, des abat-jour et des coussins avec des imprimés de toutes les couleurs, deux grosses imprimantes… Il y a même un coin qui a été aménagé pour que sa fille puisse elle aussi faire comme maman. Si des rouleaux de tissu sont visibles dans tous les coins de la pièce, c’est parce qu’en plus d’être sa matière de prédilection, il s’agit du matériel primaire dans la réalisation de son art.
Diane Henry fabrique des tableaux-photos. Ce sont en fait des clichés qui sont reproduits, imprimées sur du canevas. Un travail impressionnant car on pourrait se dire que c’est de la peinture habilement travaillée lorsqu’on se retrouve en face de certaines oeuvres. Exposés actuellement au Moulin Cassé, dans une ancienne sucrerie magnifiquement réhabilitée en galerie d’art, à Pereybère, les oeuvres de la photographe apportent un tout autre cachet et aussi de la fraîcheur à la galerie. Ils redonnent vie à cet espace qui renferme tant de souvenirs.