Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a procédé ce matin à l’ouverture de la première conférence internationale sur la diaspora tamoule. Cet événement, qui durera jusqu’à vendredi au MGI, voit la participation de 25 pays et quelque 150 délégués étrangers. Étaient présents plusieurs ministres et députés du gouvernement comme de l’opposition.
Le PM devait faire ressortir à cette occasion que « many of our freedom fighters come from the tamil community ». Pour sa part, le leader de l’opposition, Paul Bérenger, s’est dit pleinement solidaire de « mes frères et soeurs du Sri Lanka ». Quant au président du comité organisateur, Armoogum Parsuramen, il a tenu, au nom de la communauté, à féliciter le PM pour son boycott du Commonwealth Heads of Government Summit au Sri Lanka, l’an dernier, à cause des violations des droits de l’homme dans ce pays.
« I’m very proud that Mauritius has been chosen to host this conference », a d’emblée souligné le Premier ministre. La préservation de notre riche héritage a toujours occupé une place centrale à l’agenda de son gouvernement, dit-il, ajoutant que Maurice « est unique au monde. Il n’y a pas de pays au monde qui subventionne onze religions et comme l’on dit, c’est comme si on payait les gens pour prier ! Et, cela coûte ». Navin Ramgoolam a rappelé que sir Seewoosagur Ramgoolam était un fervent défenseur des langues hindi et tamil. « Il insista pour que ces langues soient enseignées à l’école. Dans les années 1950, l’allocation des subventions aux religions commença ». Il devait par ailleurs regretter que les plus jeunes ne connaissent pas le dur labeur et les luttes de leurs ancêtres pour goûter à la liberté. La langue tamoule, dit-il, est une des langues dravidiennes les plus importantes au monde et une des rares langues parlées ayant survécu depuis plus de 2000 ans. Les Tamouls, ajoute-t-il, ont été très impliqués dans la lutte pour la liberté.
Revenant sur sa décision l’an dernier de ne pas participer au sommet du commonwealth, le PM a déclaré que « some said, there was pression from India, some said there was pression from the tamil community » mais qu’en réalité, ce qu’il a simplement voulu démontrer par son refus, c’est que « je peux décider moi-même ». Même si c’était au prix de ne plus accueillir ce sommet à Maurice en 2015, « je n’y allais pas ». Pour lui, « you must have principles and stick to your principles. Je leur avais dit de faire certaines choses mais ils ont fait comme si de rien n’était ».
Au terme de la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre et le leader de l’opposition ont visité une exposition à l’étage et ont pris le temps de bavarder avec plusieurs membres de la diaspora.