Quatre personnes parmi celles qui avaient effectué le pèlerinage à La Mecque en 2002 avaient logé une plainte devant la division civile de la Cour intermédiaire, réclamant chacune des dommages de Rs 500 000 à l’Islamic Cultural Centre Trust Fund, l’ancien ministre de la Culture Motee Ramdass et l’ancien ministre du Travail Showkutally Soodhun. Ils tenaient ces personnes responsables des difficultés qu’ils avaient rencontrées lors de leur séjour en Arabie Saoudite. Ils avaient évoqué entre autres dans leur plainte, l’incompétence des organisateurs, l’hébergement ainsi que l’absence de facilités pour le bon déroulement du pèlerinage. La Cour a rejeté leur demande faisant ressortir que les problèmes rencontrés faisaient partie de ce pèlerinage qui compte plusieurs millions de personnes. La Cour a conclu que ces difficultés ne les avaient pas empêchés d’effectuer leur pèlerinage.
Les quatre plaignants faisaient partie du groupe ayant fait le pèlerinage à La Mecque en 2002. L’Islamic Cultural Centre avait la responsabilité de l’organisation de ce voyage. Or, selon les plaignants, l’Islamic Cultural Centre Trust Fund, ainsi que les deux autres défendeurs, avaient induit les autorités saoudiennes en erreur et refusé d’enregistrer les personnes ayant de l’expérience dans l’organisation du Hadj. « Defendant No 1 acted unlawfully by acting as Hadj operator and induced the plaintiffs to regsiter themselves whilst denying them of the right to be accompanied by a person of their choice », avaient-ils souligné dans leur plainte. Ces derniers avaient soutenu qu’ils avaient donné une partie de la somme du voyage pour le billet d’avion, l’hébergement et les autres services. Cependant, certains des plaignants avaient affirmé n’avoir eu aucun endroit pour se loger et avoir dû chercher de l’aide auprès des autres pèlerins.
Les plaignants dénonçaient également avoir été hébergés très loin de la mosquée, ne pouvant ainsi pas pratiquer les prières du matin. Les quatre pèlerins évoquaient également des difficultés rencontrées avec les infrastructures, les toilettes et la cuisine, qui n’étaient pas équipées correctement. Mais les défendeurs avaient rejeté ses accusations. L’ICC avait expliqué que l’organisation du pèlerinage du Hadj n’était « pas chose facile » compte tenu du nombre de personnes, et qu’il avait « tout de même pris toutes les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement de ce voyage », estimant que les problèmes rencontrés lors de ce séjour ne les avaient pas empêchés d’accomplir le Hadj. Ils avaient de plus soutenu n’avoir jamais refusé d’enregistrer quelconque opérateur du Hadj.
Après avoir analysé les faits, la Cour intermédiaire a conclu que les problèmes rencontrés faisaient partie de ce pèlerinage, qui compte plusieurs millions de personnes, et que ces difficultés ne les avaient pas empêchés de procéder au pèlerinage. « In the light of the above, we have no difficulties in reaching the conclusion that the difficulties faced by the complainants were part and parcel of a pilgrimage of such magnitude, where such a tremendous number of people gather at the same time and at the same place ».