Le président du Mouvement Socialiste Militant (MSM) ne pourra quitter le pays. La motion a été présentée hier pendant la comparution de Showkutally Soodhun dans l’affaire de diffusing false news. Il aurait dit au Dr Joomaye que Navin Ramgoolam est celui qui a demandé l’intervention de Yodhun Bissessur pour une nouvelle évaluation de la clinique MedPoint.
L’ancien ministre de l’Industrie et du Commerce s’est présenté hier devant la cour intermédiaire où il a appris que la police s’oppose à ce qu’il puisse quitter le pays. Une interdiction formelle a été formulée dans ce sens. Showkutally Soodhun est poursuivi dans le cadre des allégations de diffusion de fausses nouvelles dans l’affaire MedPoint sous l’article 299 du Code criminel. L’affaire sera appelée Pro-Forma le 3 décembre.
Selon l’acte d’accusation, le président du MSM aurait, le 24 juin 2011 à la clinique Fortis Darné, Floréal, tenu des faux propos sur le Premier ministre au Dr Zouberr Joomaye. « Se Navin Ramgoolam ki finn intervenir dan ka MedPoint… », aurait dit Showkutally Soodhun au membre du Mouvement militant mauricien (MMM).
Le président du parti soleil aurait ajouté que le Premier ministre a rencontré le Dr Malhotra, directeur de la clinique MedPoint, et qu’il aurait ensuite appelé le Chief Government Valuer et directeur de Valuation and Real Estates and Consultancy Services. Selon les présumées allégations de l’ancien ministre, c’est à la suite de cet appel téléphonique que Yodhun Bissessur a fait une nouvelle évaluation de la clinique.
Une vingtaine de personnes ont été assignées sur la liste des témoins du Directeur des poursuites publiques (DPP). Le Dr Zouberr Joomaye, Yodhun Bissessur et le leader de l’opposition Paul Bérenger apparaissent sur cette liste. Les poursuites contre eux ont été abandonnées après l’enquête policière.
Rappelons que Pravind Jugnauth, leader du MSM et ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances ainsi que l’ancienne ministre de la Santé Maya Hanoomanjee sont provisoirement accusés dans l’affaire MedPoint suite à l’enquête de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC).
L’article 299 du Code criminel stipule que « The publication, diffusion or reproduction, by any means, of false news or of news which though true in substance has been altered in one or more parts or falsely attributed to some other person, if the publication, diffusion or reproduction is of such a nature as to disturb public order or public peace, shall be punished (a) where the offence is committed by means of any spoken words by a fine not exceeding 100,000 rupees and imprisonment for a term not exceeding 2 years ; (b) where the offence is committed by means of any writing, newspaper, pamphlet or printed matter or by any means other than spoken words, by a fine which shall not be less than 20,000 rupees and not more than 50,000 rupees and imprisonment for a term not exceeding one year, unless it is proved by the accused that the publication, the diffusion or reproduction was made in good faith and after making sufficient inquiries to ascertain its truth. »