DigiGirlz Day. Ainsi s’intitule la dernière initiative de Microsoft Océan Indien pour promouvoir une carrière dans la filière technologique auprès des jeunes filles du secondaire. Dans le cadre de la Journée internationale de la femme la semaine dernière, la première édition du DigiGirlz Day s’est tenue au Henessy Park Hotel à Ébène. Une soixantaine de collégiennes ont pu ainsi côtoyer des experts du recrutement et des ressources humaines.
Les collégiennes ont eu l’opportunité d’approcher des femmes professionnelles en vue de leur poser des questions liées à l’orientation professionnelle, et en substance, pour mieux comprendre les attentes des entreprises en matière de recrutement féminin. Ces quelque 60 élèves proviennent des établissements suivants : Collège de Lorette de Quatre-Bornes, Saint-Andrews, Cosmopolitan College, le Bocage International School, Muslim College ou encore le Lycée de Beau-Bassin.
Six sessions collectives étaient prévues au cours de cette journée. Les participantes ont pu discuter avec les professionnelles invitées quant à la manière de planifier leur avenir après leur scolarité secondaire. Les sessions étaient animées par des personnes ressources d’organisations partenaires de Microsoft notamment, dont Infomil, la Mauritius Commercial Bank (NCB), le National Computer Board (NCB), myjob. mu, l’Université de Maurice et le Groupe Mon Loisir.
« C’est la première fois que le DigiGirlz Day est organisé à Maurice, et il reflète bien l’engagement et la vision de Microsoft selon laquelle la diversité et l’inclusion sont plus efficaces si elles sont intégrées dans les opérations quotidiennes des entreprises. L’inclusion des femmes dans les entreprises, et plus particulièrement dans la filière technologique de nos entreprises, nécessite qu’on les y prépare. Cette préparation doit commencer tôt, à l’école même », estime Caroline Koa Wing, responsable des projets de citoyenneté et du programme Partners in Learning chez Microsoft Océan Indien.
Selon les statistiques, les femmes représentent 40 % de la main d’oeuvre mondiale et leurs revenus augmentent plus que ceux des hommes. Alors qu’elles représentent 85 % du marché des consommables électroniques, paradoxalement, le nombre de femmes à choisir une carrière dans le secteur des TIC est en baisse. De plus, 50 % d’entre elles se retirent de la filière au milieu de leur carrière.
Insistant sur la nécessité de la diversité et de l’inclusion des femmes, la responsable des projets de citoyenneté est d’avis que « la diversité est essentielle pour notre secteur car il est établi que les équipes hétérogènes sont plus innovantes que les équipes homogènes et l’innovation est le fondement même de notre industrie ». À Maurice, souligne Caroline Koa Wing, les ambitions pour une cyberîle se concrétisent : l’accès à la téléphonie mobile est généralisé depuis 2010 et près de 100 % des entreprises de plus de dix employés font usage de l’ordinateur. « La nature des activités au sein de la Cybercité montre une montée en gamme : nous constatons une diminution dans le nombre de centres d’appels au profit d’entreprises spécialisées dans les services informatiques et la création de logiciels. Le secteur des TIC a par conséquent besoin de compétences plus élevées et l’opportunité pour le recrutement des femmes s’en trouve renforcée. En 2010, le secteur des TIC employait 12 826 personnes dont 47 % de femmes. Pour arriver à parité, la poussée doit se faire au niveau de l’éducation tertiaire où l’on note, néanmoins, une stagnation, voire même une légère baisse, pour les études liées aux TIC », explique Caroline Koa Wing. Environ 40 % du personnel de Microsoft Océan Indien est féminin.