La Chine a manifesté son intention de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement mauricien afin de promouvoir l’économie océanique. C’est ce qui ressort d’une rencontre hier entre le vice-ministre chinois de l’Administration océanique, Wang Fei, et le Premier ministre sir Anerood Jugnauth.
Le vice-ministre chinois est en visite à Maurice depuis mercredi. Il s’est déjà entretenu avec le ministre de l’Océanie, des Ressources marines, de la Pêche et des Îles éparses, Prem Koonjoo.
Le vice-ministre chinois a lors de la rencontre avec SAJ observé que le secteur océanique est appelé à devenir un nouveau domaine de la coopération entre la Chine et Maurice, ce qui permettra de renforcer les relations bilatérales entre nos deux pays. Il a, par la même occasion, annoncé l’arrivée prochaine d’une délégation chinoise afin de relancer le projet Jin-Fei, situé non loin de la région portuaire.
S’agissant de l’économie océanique, de nouvelles discussions sont prévues avec Prem Koonjoo en vue de la signature d’un protocole d’accord sur la coopération maritime, en particulier pour obtenir des résultats substantiels dans des domaines tels que la protection de l’environnement marin et le développement et l’utilisation des ressources marines.
En marge de la visite de M. Wang Fei à Maurice, un navire de recherche chinois se trouve actuellement dans la rade de Port-Louis. Une réception sera donnée à bord par l’ambassadeur chinois, M. Li Li.
Le protocole d’accord sera également appelé à répondre à la formation du personnel pour le développement efficace du secteur océanique.
L’économie océanique, présentée comme un nouveau pilier de développement économique de Maurice, doit figurer en bonne place dans le programme gouvernemental qui sera lu par le président de la République mardi prochain devant les membres du gouvernement, les parlementaires et les invités du Speaker de l’Assemblée nationale Maya Hanoomanjee.
L’économie océanique a aussi une dimension régionale et figure en bonne place à l’agenda des travaux de la Commission de l’océan Indien et de l’Indian Ocean Rim Association.
Toujours au chapitre de l’économie océanique, les Seychelles et Maurice ont eu cette semaine le premier round des négociations en vue de renouveler l’accord de pêche qui existe entre les deux pays.
Cet accord qui est en place depuis 1995 arrivera à terme en mars 2015.
Les bateaux de pêche des Seychelles et Maurice sont autorisés à pêcher dans les eaux territoriales des deux pays respectifs dans le cadre de cet accord qui prendra fin en mars.
Le directeur général de la pêche Daroomalingun Mauree et sa délégation se sont rendus aux Seychelles cette semaine pour des discussions.
« Il s’agit d’une première rencontre entre les responsables des deux pays pour trouver une solution avant la fin de l’accord », a expliqué Philippe Michaud, conseiller technique au ministère des Affaires étrangères.
Actuellement, trois bateaux battant pavillon mauricien pêchent dans les eaux seychelloises.
L’archipel des Seychelles, qui ont une zone économique exclusive de plus 1,3 million de kilomètres carrés, est géographiquement bien situé, car ses eaux regorgent de thons.
Les Seychelles sont l’un des principaux ports de thon de l’océan Indien. Tous les ans, 200 000 tonnes métriques de thon transbordent au port de Victoria. Une bonne partie de ce contingent est acheminée à Maurice pour être mise en boîte.