Dans la nouvelle série de révélations de Wikileaks concernant Maurice, les commentaires et analyses de la chargée d’Affaires de l’ambassade américaine, Virginia Blaser, au sujet de la visite officielle du président de la République populaire de Chine, Hu Jintao, en février 2009, sont assez critiques sur les dispositions prises par le gouvernement. Ainsi, les États-Unis ne cachent pas leur scepticisme devant les intentions exprimées par les autorités chinoises en ce qui concerne des investissements à Maurice. Pour sa part, dans ses commentaires sur le fléau de la fraude et de la corruption transmis au Département d’État à Washington, l’ancien ambassadeur américain Cesar Cabrera cite à tort le nom du Deputy Commissioner of Police Khemraj Servansing à la place d’un autre Servansing affecté au ministère des Finances.
« The Government of Mauritius, and especially the Prime Minister, bent over backward to please the visiting delegation. It seemed that pleasing the Chinese was more important than freedom of speech (hence the rejection of the properly filed Amnesty International petition) and that little concern was given to the negative impact and impression it left on the people of the island », écrit Virginia Blaser, la chargée d’Affaires américaine dans sa dépêche confidentielle au sujet de la visite d’État du président Hu Jintao à Maurice au début de 2009.
La teneur du discours du Premier ministre, Navin Ramgoolam, à l’occasion du banquet d’État est diversement commentée par l’ambassade américaine. « And he (Ramgoolam) heralded China as a “beacon of hope”, adding that he is confident that China will continue to stand by countries less fortunate than itself ». Virginia Blaser se fait l’écho des commentaires et réactions défavorables à ce discours du chef du gouvernement. « Many event attendees – from foreign diplomats to senior government officials – privately made negative comments about the speech, calling it “over the top” and “pandering”. One Mauritian government official was visibly agitated over the speech, commenting : “Now do you see the problem we have because of the people who surround the Prime Minister’s these days” », fait-elle ressortir dans cette correspondance, qui était secrète jusqu’à la fin de la semaine dernière.
La chargée d’Affaires, qui a eu l’occasion de s’entretenir en privé avec le Premier ministre, peu après la visite d’État du président Hu Jintao, ajoute que « when asked about his negative free trade comments which he made during the State dinner, the Prime Minister said proudly he wrote this portion of the speech himself, and that it was intended to send a message to a few specific people. He was pleased that the Chinese President really seemed to like this part ».