Alors que le retour au pays des nominés politiques dans les chancelleries mauriciennes à l’étranger est attendu dans les prochaines semaines, les ministres conseillers au ministère des Affaires étrangères gardent l’espoir que le nouveau régime favorisera le professionnalisme à la tête des ambassades mauriciennes. « Maurice est un des rares pays émergents dont la majorité des ambassades à l’étranger est dirigée par des nominés politiques », déplore-t-on au ministère des Affaires étrangères.
En effet, sur les 18 ambassadeurs en poste à l’étranger, seuls deux sont des diplomates de carrière. L’ambassadeur Koonjal est ainsi en poste à Bruxelles alors que l’ambassadeur Daladoo, lui, est basé à Genève. Les diplomates mauriciens prennent en exemple les membres du corps diplomatiques en poste à Maurice. La grande majorité des ambassadeurs sont des diplomates de carrière. « C’est le cas notamment pour la France, la Grande-Bretagne, l’Inde, le Bangladesh et Madagascar », fait-on ressortir. « Jusqu’ici, les diplomates de carrière mauriciens se heurtent à un “glass ceiling” et doivent se contenter de terminer leur carrière au pis aller comme No 2 dans les ambassades à l’étranger. Ce qui est loin d’être motivant », insiste-t-on.
Le ministère des Affaires étrangères dispose actuellement de 14 ministres conseillers. « Il faut que ces derniers accèdent au poste d’ambassadeur pour que les premiers et seconds secrétaires puissent envisager une promotion », insiste-t-on.
Maurice est actuellement représentée en Australie, en Afrique du Sud, en Chine, en Inde, au Pakistan, en Égypte, en France, en Grande-Bretagne, à l’Union africaine (Addis-Abeba), en Malaisie, à Madagascar, au Mozambique, aux Etats-Unis, à l’Onu (New York), en Russie, à Bruxelles et à Genève. « Nous avons également un ambassadeur itinérant pour l’Afrique. La possibilité d’ouvrir une ambassade en Arabie Saoudite est à l’étude. »