Les dernières statistiques officielles au chapitre de l’enseignement supérieur indiquent que quelque 50 000 jeunes sont actuellement engagés dans des études, que ce soit dans des institutions publiques ou privées en vue de décrocher un simple diplôme postsecondaire ou un PhD. Mais dans la conjoncture difficile du monde du travail, avec un taux de chômage aussi élevé que 22% parmi les jeunes, alors que la moyenne sur le plan national est de 8%, la préoccupation du jour, que ce soit pour les détenteurs de diplômes universitaires ou pour leurs parents est : le diplôme universitaire constitue-t-il un passeport sans visa d’accès au monde du travail ? Dans le camp des opérateurs économiques ou des employeurs, l’on préfère se concentrer sur le Work-Readiness des détenteurs des diplômes universitaires avec le directeur du Joint Economic Council (JEC), Raj Makoond, remettant en perspective ce débat en s’appuyant sur les conclusions d’une récente étude de McKinsey en Europe indiquait que 35% des employeurs européens sont d’avis que les universitaires frais émoulus des institutions ne sont nullement « Work-Ready ».