Des plaisanciers venant des quatre coins de l’île, réunis vendredi à l’Air Mauritius Building à Port-Louis, dans l’optique de rencontrer le ministre du Tourisme

Réunis vendredi à l’Air Mauritius Building à Port-Louis, dans l’optique de rencontrer le ministre du Tourisme, les plaisanciers, venant des quatre coins de l’île, estiment que la démarche de la TA est clairement une manœuvre entreprise “afin d’attirer un nouveau type de plaisanciers haut de gamme au détriment des opérateurs historiques”.

Dans leur viseur : la directrice de ladite autorité, Khoudijah Boodoo, est pointée du doigt, notamment “pour son manque de clairvoyance”. Sollicitée par Week-End, elle parle de “toute la démagogie du président de la Federation of Pleasure Craft Operators (FPCO), Prem Beerbul”.

Une lettre rédigée le 30 janvier 2018 par le secrétaire du FPCO, Louis Lamarque, a été adressée au ministre du Tourisme, Anil Gayan. La demande étant restée lettre morte, une trentaine de plaisanciers se sont rendus, vendredi, au cinquième étage du bâtiment d’Air Mauritius “dans une tentative de rencontrer le ministre Anil Gayan”. Si cette manœuvre s’est avérée vaine, Prem Beerbul a, en revanche, pu s’entretenir avec Khoudijah Boodoo.

Cette dernière, visiblement irritée par « ce que je qualifie être de la démagogie et de la mauvaise foi de la part du président de la FPCO », dit avoir esquissé certaines solutions nécessaires pour mettre de l’ordre dans les activités et éviter, selon elle “que cette situation ne débouche sur une anarchie totale”. Khoudijah Boodoo a notamment démenti les propos de Prem Beerbul selon lesquels il n’était plus possible de transférer une licence commerciale d’un à un autre de plus de 10 ans. « C’est faux », a-t-elle rétorqué, en faisant ressortir que « la TA a pris la décision récemment de délivrer de nouveaux permis à ceux qui n’ont pas de bateau commercial avec en revanche certaines conditions. Elle fait ressortir que cela concerne les bateaux qui ont moins de cinq ans et qu’il faut respecter les points d’embarquement à tout prix à cause de la saturation de l’activité.

Le Chairman de la TA, Gabriel Pierre Yves Rochecouste, présent au côté de Khoudijah Boodoo, a abondé dans le même sens “Il est faux de dire qu’on ait de la discrimination”.