Saluant d’abord le discours-programme du gouvernement de l’Alliance Lepep, qu’il a qualifié de « bien ficelé », le député mauve Aadil Ameer Meea a tout de même mis en garde « contre les fausses promesses » qui, dit-il, risquent de ne pas aboutir, avant de dire craindre qu’au final, « le gouvernement n’arrive pas à répondre aux attentes » de la population. Le député de la circonscription No 3 a fait comprendre qu’il faut « faire la nuance entre le discours-programme d’un gouvernement et le budget dont il attend la présentation » pour en étudier le contenu. Les différentes prestations sociales et subsides vont « coûter des milliards à l’État », somme qui, espère-t-il, « ne sera pas réclamée à la population à travers des “taxes déguisées” » dans le prochain budget en mars prochain.
Il a émis des interrogations concernant les subsides aux examens du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC), cherchant à savoir si ceux-ci seront accessibles aux candidats se présentant au privé. Le député mauve a aussi abordé le dossier des marchands ambulants. « Aucune solution durable n’a été trouvée. Le problème est resté entier. Le ministre des Administrations régionales pourra-t-il proposer un plan d’envergure pour résoudre le problème ? » a lancé Aadil Ameer Meea, qui a par ailleurs exprimé d’autres interrogations concernant l’annonce du gouvernement de sir Anerood Jugnauth d’accorder des véhicules duty free aux marchands ambulants. Le député souhaite connaître les critères et les conditions.
Aadil Ameer Meea s’est également exprimé sur les jeux de hasard. « Les jeux de hasard ont certainement fait des veinards, mais aussi des milliers de perdants. Aucune étude sur l’impact social des jeux de hasard n’a été entreprise. J’accueille donc favorablement l’idée du ministre des Finances de revoir la question concernant les jeux de hasard », a-t-il déclaré. Ce dernier a également salué l’annonce de la mise sur pieds d’une commission d’enquête sur la drogue et souhaite désormais connaître le nom de celui ou celle qui présidera cette commission, de même que ceux de ses assesseurs et ainsi que ses Terms of Reference.
Le député du No 3, circonscription à laquelle est rattaché Agalega, a commenté les conditions de vie sur l’archipel, qu’il qualifie « d’inadmissibles ». « Beaucoup de projets ont été annoncés et pas réalisés », constate-t-il.