Le ministre des Relations industrielles, de l’Emploi et de la Formation Soodesh Callichurn a, dans son intervention parlementaire dans le cadre des débats sur le discours-programme, affirmé que la promesse de créer des emplois pour les jeunes sera respectée. Soodesh Callichurn a ainsi rappelé que le programme gouvernemental prévoit la création de 15 000 emplois dans le service public et le secteur privé. Tout en reconnaissant que le chômage des jeunes constitue « un réel problème », non seulement à Maurice mais dans le continent africain ainsi qu’en Europe, il a toutefois fait observer que « le gouvernement ne compte pas venir avec des solutions partielles » mais envisage d’apporter « un changement significatif » pour réduire le nombre de sans-emploi à Maurice. Pour ce faire, il a tenu à « remercier d’avance » le ministre des Finances, lequel a promis d’introduire des mesures susceptibles de traiter le problème du chômage dans le Budget.
Le ministre Callichurn a également souligné les « mérites » du Youth Employment Programme initié par le Premier ministre adjoint Xavier-Luc Duval, qui a permis de placer, selon lui, quelque 9 031 jeunes.  Des mesures seront aussi prises pour réduire le taux élevé  de femmes sans emploi. « Jobs will be created and that is not just an “effet d’annonce”. We mean business. We have shown it on the 100% subisidies School Certificate and Higher School Certificate exams fees and the increase in the old aged pensions, etc », a dit le ministre. Et de faire mention, dans le même souffle, de l’abolition du système de permis à points qui, dit-il, « pénalise indûment les chauffeurs professionnels ».
Le ministre a également évoqué la création de l’Agence nationale de l’emploi « which will find suitable job placements for the unemployed ». Par ailleurs, l’accent sera aussi mis sur les conseils prodigués aux chercheurs d’emplois. « My ministry will guide the students on their choice of career and emerging professions through an Integrated Career Counselling System », a-t-il expliqué. Soodesh Callichurn a par ailleurs annoncé son intention de « réduire la dépendance » des entreprises mauriciennes en travailleurs étrangers. Ils sont en effet, rappelle-t-il, près de 39 000 étrangers à travailler dans le pays, dont 30 000 dans le seul secteur manufacturier. Il poursuit : « I wish to highlight that this government has nothing against foreign labour. Migration forms part of this global village, that is the world. We know that Mauritians are also recruited abroad in many areas of scarcity and the same principles will apply here. We shall review the way foreign workers are recruited. We shall also address the skills mismatch problem. My ministry intends to collaborate very closely with institutions such as the Mauritius Institute of Training and Development, the Human Resource Development Council and other specialized training institutions on this issue. Training will be given utmost priority for our local work force. This will reduce our dependency on foreign labour. »
Sur le chapitre des relations industrielles, le ministre Callichurn a affirmé qu’il favorisera le dialogue social et le tripartisme. « I strongly believe, Madam Speaker, that confrontation does not resolve disputes. The answer to many of our industrial relations problems lies in effective social dialogue and good communication based on mutual respect.  It is essential, therefore, that effective social dialogue becomes a cornerstone of the industrial relations strategy of my ministry. »