D’où la révision des fréquences de distribution dans l’Est depuis mercredi, le robinet ne coulant qu’une fois par jour, durant environ 5 heures, contre 2 fois quotidiennement soit environ 12 à 18 heures, dans la plupart des villages. Une situation que la CWA compte améliorer dans les prochains jours, en s’appuyant sur d’autres points d’eau qui devraient être mis à contribution pour assurer une distribution équitable dans cette partie de l’île. La CWA indique que la situation est similaire dans le Nord, avec les nappes phréatiques s’asséchant de jour en jour. Toutefois, à ce stade, aucun changement des horaires d’approvisionnement n’est encore envisagé. Sur le Plateau Central, en dépit des doléances de nombreux abonnés, la CWA indique que « la situation est sous contrôle et les fréquences de distribution d’eau restent inchangées. »
Le niveau des réserves souterraines est en baisse. C’est le constat effectué par la CWA qui tire la sonnette d’alarme pour les régions Est et Nord principalement alimentées par les nappes phréatiques. Selon la CWA, les relevés effectués indiquent une dangereuse courbe descendante qui évolue plus rapidement. Pour expliquer cette situation, la CWA s’appuie sur le taux de pluviométrie déficitaire ces cinq derniers mois. « Dans le Nord, la situation est aussi pire, si ce n’est plus, que l’année dernière. La  même situation prévaut dans l’Est où nous notons une évolution rapide dans l’assèchement, plus rapide que dans les autres région. C’est la raison pour laquelle nous sommes contraints de réagir rapidement car nous risquons autrement de nous retrouver en difficulté », explique Bishek Narain, responsable de communication de la CWA.
La distribution d’eau dans cette partie de l’île est, depuis une semaine, segmentée, la plupart des abonnés de la CWA ne recevant l’eau qu’une fois par jour, certains le matin, d’autres à la mi-journée ou très tard dans l’après-midi. Certains habitants de l’Est indiquent, toutefois, que depuis mercredi, « situation pénible ». Selon eux, le robinet est resté à sec jusqu’à vendredi après-midi. Et ce, malgré les nombreux appels effectués à la CWA. « Nu finn telefon plusieurs fois 170, me sak fois zot dir camion pou vini me camion la zamé vini. Ce ne ke vendredi ki tard zot finn avoy enn camion. Me pann kapav pran delo parski pa ti ena ekipma pour pomp delo la dan tank », déplorent ces habitants de Camp Ithier. Et de s’interroger sur ces contrats alloués par la CWA à des particuliers pour la distribution d’eau par camion citerne. « CWA paye zot, me zot siposé donn nou delo. Zot bizin ena lekipma. Se pa normal ki zot vinn devan laporte me nou pa kapav rempli delo », s’insurgent ces abonnés. Selon certains, cette pénurie d’eau serait artificielle, en raison des élections villageoises à venir. « Zot fer sa zis pou ale tapp laporte minis », disent-ils. D’autres ajoutent que « zot pe rod fer dimoun asté par deux tanks ek asté la pompe tou. Sa mem pa pe donn delo. »