L’île Maurice sera parée de ses beaux atours demain à l’occasion de Divali. C’est aussi une occasion de réjouissances familiales et de partage de gâteaux. Des milliers de diyas (lampes en terre cuite) et de lampions électriques seront allumés en l’honneur de Lukshmi, déesse de la prospérité et pour le retour triomphal de Ram à Ayodhya après sa victoire sur le démon Rawan.
Les organisations socioculturelles organisent des cérémonies et des spectacles à travers le pays pour célébrer la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres. L’organisation We Be One organise une fête culturelle ce soir à partir de 18h sur la place du marché à Triolet.
Le conseil municipal de Vacoas/Phoenix organise une Divali Nite demain de 19 h à 23 h dans la cour de la municipalité. Des artistes venant de Bollywood, des troupes locales ainsi que le Hum Bhi Orghestra seront sur scène.
Divali est synonyme de partage et d’osmose culturelle. C’est une fête qui réunit les Mauriciens de différentes confessions religieuses et l’échange de voeux et de douceurs contribue au brassage de cultures. C’est l’expression du mauriciannisme qui s’abreuve dans les différentes sources. L’allumage des diyas (lampes en terre cuite) pour chasser l’obscurité rejaillit dans les coeurs et les esprits. La victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres, du Dieu Ram sur Rawan sont autant de symboles pour fêter la lumière.
Une des plus belles nuits mauriciennes est celle de Deepavali (rangée de lumières). Répétant un geste qui remonte à quarante siècles, des milliers de Mauriciens dans des chaumières, dans des coquettes villas, dans les taudis des faubourgs comme dans de somptueuses résidences urbaines allumeront des lampes pour célébrer la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur l’obscurité. Certains choisiront la modernité en branchant des guirlandes électriques et multicolores, mais le symbolisme demeure : offrandes aux dieux, prières pour leur grâce, bénédiction sur la famille et la demeure et partage des gâteaux.
Le jour de Divali, on vénère Lukshmi, la déesse de la prospérité et également le dieu Ganesha. Lukshmi nous aide à accumuler les richesses mais sans Ganesha, on ne peut atteindre ses objectifs car il représente l’intelligence et aide à aplanir les obstacles.
Il y a un seul élan, une foi commune qui anime les milliers d’êtres humains qui célèbrent la Divali et aussi ceux qui ne sont pas de foi hindoue.
La lumière, c’est la vérité. Dans toutes les religions des hommes, elle émane de Dieu. Pour cela, une pensée suffit pour reconnaître ce que l’homme doit à la lumière.
La Divali marque aussi le triomphe du Dieu Ram sur le démon Rawan. Celui-ci avait enlevé son épouse Sita. Avec l’aide de son frère Lakshman et de Hanuman, il parvient à libérer Sita. Après un exil de 14 ans, Ram retourne victorieux à Ayodhya. Pour célébrer cette victoire, les villageois disposèrent des lampes à huile pour qu’il retrouve son chemin. Divali, c’est aussi l’occasion de s’acheter des nouveaux vêtements, de nettoyer la maison de fond en comble, de préparer des gâteaux et de rendre visite à ses proches.
On ne peut imaginer la fête de     Divali sous les pâtisseries traditionnelles qu’on déguste en famille ou qu’on offre aux voisins et amis. Depuis le début de la semaine, des centaines de clients affluent dans certains points de vente pour acheter ou passer des commandes de boîtes en carton contenant quatre ou cinq petits gâteaux succulents. Soigneusement disposés dans les boîtes, on trouve des délices comme les laddoos, les goolab jamoon, les rasgoolahs, les mawa samoussas, le nankatai et les burfis. Un régal pour les yeux avec une variété de couleurs et des arômes à titiller les papilles. Outre le nettoyage et la décoration des maisons, des beaux habits sont portés pour accueillir la déesse Lukshmi. Les magasins ne désemplissent pas et les femmes se ruent sur le churidars tandis que les hommes achètent le traditionnel kurta et kurti. Il y en a eu pour toutes les bourses et tous les goûts.