La fête de Divali n’est vraiment complète qu’avec le partage et l’offrande de gâteaux et de sucreries variées. Rompant quelque peu avec la tradition de préparer ces délices sucrées chez soi, de plus en plus de personnes font aujourd’hui appel à des traiteurs/confiseurs pour commander les gato divali qu’ils offriront à leurs proches. Des boutiques spécialisées poussent un peu partout dans l’île. Petite tournée dans trois confiseries…
Ils se font de plus en plus rares, ceux qui préparent les traditionnels gâteaux de Divali à la maison, à l’ancienne. Les commandes chez les spécialistes du genre ont connu une forte hausse au cours de ces dernières années. Et les vitrines ne désemplissent pas. Chez Bombay Sweets, à Port-Louis, on s’active. “Nous nous préparons pour la grande vague de Divali. Pour le moment, ça va. Mais les commandes vont augmenter dans quelques jours.”
Les vendeurs semblent relativement tranquilles pour le moment. Dans un coin de la boutique, une jeune demoiselle termine le montage des petites boîtes en carton pour les gâteaux. “Nous le faisons déjà à l’avance, pour éviter un rushdans quelques jours”,souligne une vendeuse.“Nous prenons les dernières commandes cette semaine; après, on arrête. Sinon nous ne pourrons pas assurer la livraison. Même si nous employons plus de gens en cuisine et que nous faisons des heures supplémentaires, nous devons nous fixer des limites afin de pouvoir être dans les temps”, confie Bushan Ramessur.
Même ambiance à Curepipe chez Ashoka Sweets… Pas de grande agitation pour l’instant. La pression n’est pas vraiment palpable dans le resto-confiserie, car les gâteaux sont préparés ailleurs, dans la fabrique de la compagnie. “Nous sommes conditionnés pour satisfaire la demande du public. Nous sommes rodés à cet exercice. Nous pouvons facilement faire une estimation des commandes que nous aurons, même si elles augmentent sensiblement d’année en année”, dit Ashok, gérant de la boutique.
Qualité.
Chez Bombay Delights à Quatre-Bornes, l’atmosphère semble encore plus calme. Anju Raumessur ne fait que prendre les commandes. Pour elle, pas de gros stress. Sa boutique, ouverte depuis plus d’un an, mise sur la qualité des produits. “Comme beaucoup de boutiques spécialisées en confiseries indiennes, nous recevons beaucoup de commandes, mais nous privilégions la qualité et non la quantité. Nous nous fixons un quota d’avance.”
L’exigence des clients pousse les fournisseurs à être plus méticuleux. “Je m’oblige à utiliser les meilleurs ingrédients, avec le moins de colorants, pour mes gâteaux”,souligne Anju Raumessur. Idem chez Ashoka Sweets : “La réputation d’une confiserie se fait sur la qualité de son service et de ses gâteaux. Nous ne lésinons pas sur les moyens pour satisfaire le client.”
Bombay Delights propose aussi toute une gamme de plats pour les gâteaux, ainsi que des coffrets en tissu. “Nous avons une variété de produits pour les gâteaux, ainsi que des plateaux pour les cérémonies religieuses. Divali est une fête qui célèbre le renouvellement et qui est un symbole de purification”, explique Anju Raumessur. “Il faut donc toujours acheter un plateau neuf pour y disposer les gâteaux. C’est une tradition que d’avoir toujours quelque chose de nouveau dans sa cuisine.”
Prix.
L’une des explications de l’augmentation du nombre de commandes ces derniers temps se trouve dans la hausse du prix des ingrédients. C’est ce que nous confie Ashok, d’Ashoka Sweets. Cette raison est confirmée par les clients eux-mêmes. Préparer des gâteaux chez soi, comme à l’ancienne, coûte maintenant plus cher que de les commander. “De plus, les gens n’ont plus le temps de préparer les gâteaux à la maison. C’est plus facile pour nous de les commander. Ce qui fait que pour Divali, nous sommes plus libres, alors que jadis nous passions quasiment tout notre temps en cuisine”,avoue Rajesh, un client rencontré chez Bombay Sweets.
En boutique, les prix des confiseries varient de Rs 8 à Rs 25 l’unité. Ce qui est moins onéreux que de les préparer à la maison, soulignent nos trois intervenants.
Du sucre en bouche.
Chez Bombay Delights, les gâteaux les plus prisés pour Divali sont les barfis. “Nous en proposons toute une variété, de toutes les couleurs. Nos clients en raffolent”, précise Anju Raumessur. Ailleurs, chez Ashoka Sweets, outre les barfis, ce sont les ladoos qui ont la cote. Cette tendance est toutefois relative, car le client aime varier les plaisirs. “Devant la variété de sucreries proposées, beaucoup ne peuvent résister et succombent facilement à la tentation”, avoue-t-onchez Bombay Sweets. Plus de 60,000 gâteaux, en moyenne, seront préparés par boutique, rien que pour la fête de Divali.
Au-delà des lumières des diyas, les sucreries ne sont ainsi pas prêtes d’arrêter de briller pour cette célébration.