Diven Sabapattee a grandi sur la route de Souillac menant à Gris Gris, à quelques mètres de La Nef de Robert Edward Hart. Cet espace sauvage est la source d’inspiration de cet enfant du sud qui, après les champs de cannes et les usines de textile, se présente désormais comme artiste peintre.
Du haut de la falaise, la mer est toujours impressionnante. Immense, féroce, balayée par les vents de l’anticyclone venant du sud, elle ondule en de grandes vagues qui s’écrasent violemment sur le sable doré et contre la roche noire. La poésie de la mer sauvage de Souillac et de Gris Gris a inspiré Robert Edward Hart, dont la mémoire vit à travers l’oeuvre et dans sa Nef. “Devant la mer indienne repose le poète qui l’a chantée”, dit l’épitaphe sur sa tombe dans le cimetière marin.
La magie des lieux continue à opérer. Elle s’élève dans les nuages de buée qui accompagnent les vagues et dans l’air salin parfumé à l’essence de badamiers et de filaos qui poussent au bord de l’eau. Quelque chose de mystique vécu par Diven Sabapattee, comme un don qui s’est manifesté depuis l’enfance et qui s’est développé naturellement en lui, “par li mem”.