Les employés de Bel-Air Saint-Félix Sugar Estate, dont des laboureurs, des chauffeurs, des office workers et ceux du département garage se disent préoccupés par plusieurs aspects de leurs conditions d’emploi avec la division des terres annoncée de l’ancien établissement sucrier. Ils devraient rencontrer ce jeudi le ministre du Travail Shakeel Mohamed pour lui faire part de leurs inquiétudes.
Le porte-parole des employés, Lall Dewnath de la Artisans & General Workers’ Union (AGWU), dit la crainte des employés concernant la division des terres de Bel-Air Saint-Félix Sugar Estate. Informés de cette décision, ils s’inquiètent essentiellement pour leurs nouvelles conditions de travail, bien qu’ils aient obtenu des garanties de la direction. « Un des directeurs a dit aux employés qu’ils pouvaient dormir sur leurs deux oreilles, mais les employés se posent quand même des questions », soutient Lall Dewnath.
Selon Lall Dewnath, les employés veulent surtout connaître les retombées de ce changement car ils sont dans le flou quant à la nature et l’appellation de la nouvelle entité qui sera créée après la division des terres. « La nouvelle entité aura une autre appellation, ce qui mène les employés à se demander s’ils vont perdre leur temps d’ancienneté », explique le président de l’AGWU, qui fait ressortir que certains employés comptent quinze à vingt années d’expérience au sein de l’ancien établissement sucrier de Bel-Air Saint-Félix. Les employés veulent ainsi obtenir une garantie écrite que cette division ne bouleversera pas leurs conditions d’emploi telles que leur ancienneté.
Les ouvriers craignent également que les bénéfices négociés dans le passé avec l’établissement sucrier ne soient remis en question, de même que la compensation financière dans le cadre du Voluntary Retirement Scheme (VRS).
Une lettre a été adressée la semaine dernière au ministre du Travail en vue de solliciter une rencontre urgente quant au sort des employés. Le président de l’AGWU souhaite soulever plusieurs points avec le ministre dont les terms and conditions of service des employés, leurs bénéfices actuels, le contrat d’embauche, entre autres doléances. Cette rencontre, prévue pour ce jeudi, est très attendue, souligne-t-on.
« S’agit-il d’une division pure et simple des biens ou d’une division stratégique ? » s’interroge par ailleurs Lall Dewnath. Cette division des terres, soutient le syndicaliste, viendra chambouler la vie de 120 familles de Bel-Air, Batimarais et Rivière-des-Anguilles.