Ils ont vécu ce qu’ils qualifient “the worst experience of their lifetime”. Une dizaine d’employés népalais exerçant dans le textile chez Groupe Esquel à Maurice ne s’en remettent toujours pas. Les heures d’angoisse, l’attente de savoir si les proches s’en sont sortis et le nombre de morts leur laissent abattus et impuissants. “Notre coeur saigne pour notre patrie”, disent-ils à Week-End qui les a rencontrés quatre jours après le séisme meurtrier ayant mis à genou le Népal et ses habitants.
L’annonce du séisme meurtrier par le responsable de la cantine où ils travaillent résonne encore dans leur tête. S’exprimant principalement en Hindi, avec quelques bribes d’anglais, l’expression du visage des Népalais en dit long sur leur état d’esprit. Ils reviennent sur ce qu’ils qualifient de “the worst experience of their lifetime”. “Have you learnt about the earthquake in Katmandou?”, alors que certains s’apprêtaient à entamer leur repas de midi, et que d’autres avaient presque fini. Ram Kami, 37 ans, et ses collègues Deepak Ray, 26 ans, Shiva Gurung, 27 ans, Rajan Thopa, 28 ans, Bijay Maharajan et Sha Dilip Kumar, 23 ans, ont alors cherché à communiquer la nouvelle aux 80 autres Népalais qui travaillent à Maurice.