Deux deejays en face-à-face pour une profusion de sons aux platines. Un jeu de partage sonore, une performance par les deux meilleurs selecta de reggae/dancehall mauricien. Kingdom et Did Steph vous invitent au niveau 1 du Mix my dancefloor, le samedi 8 octobre au Indigo Nite Club, Quatre Bornes. Riddim selecta !
Cela fait des années que les deux selecta d’OSB Crew voulaient concevoir un projet commun. Pour mettre en lumière les jeux de platines et la culture du deejaying dans l’antre de l’underground du reggae, hip hop, dancehall… Et avec cette présente manifestation, ils offrent un spectacle de deejaying avec quatre platines alignées dans un face-à-face où les genres se mélangent pour exploser sur la dancefloor.
Concept.
Quatre platines, deux deejays, pour une session très ouverte avec un jeu libre et versatile. Des créations interactives, des compositions produites de manière spontanée,“selon l’humeur et la tendance du public”. Mix my dancefloor se veut évolutif dans sa présentation. Le duo calcul la base du son et l’agrémente en live avec des ambiances ou des fonds sonores qui brassent large. “On veut montrer que le deejaying, ce n’est pas juste une présélection de chansons qu’on mixe et qu’on balance au public. Là, on prépare le son en live, on mixe et remixe dans l’instant”,explique Kingdom. De la house au hip hop en passant par du dancehall, du reggae ou de la pop, pour une mixture sonore dansante.
Génèse.
C’est faute de moyens techniques que ce projet n’a pu être dévoilé plus tôt. Il manquait au duo le matériel et un encadrement solide pour le mettre en place. “Maintenant, avec le programme de deejaying Serato, on peut réaliser cette performance qu’on a imaginée depuis des années”,explique Did Steph. Il y avait aussi cette volonté de ‘mauricianiser’ les tubes d’ailleurs pour leur donner une couleur plus tropicale. C’est ce que fait Kingdom depuis des années. “Avec Mix my dancefloor, c’est cet esprit de recomposition que je mets en place. Et avec Did Steph, on pousse la chose encore plus loin, tout en restant en accord avec la tendance actuelle”,ajoute Kingdom.
Univers.
Mix my dancefloor a aussi cette particularité de mélanger deux univers musicaux. Kingdom a baigné dans la culture de la Jamaïque, avec son ragga-dancehall et son street sound. Il manipulait des cassettes de reggae jamaïcain, que son beau-frère lui envoyait “from Jamaica”. Il a grandi avec cette influence. Et tout en se rapprochant de la house et de la trance, il a su associer les deux univers.
Did Steph, de son côté, a été influencé par Cut Killer, le deejay de MC Solaar, qu’il a eu l’occasion de rencontrer lors de son passage à Maurice. Il a aussi un lourd bagage de hip hop et de reggae roots jusqu’aux saveurs dancehall. Et la rencontre de ces deux DJ provoque une juxtaposition qui donne encore plus de couleurs et d’effets à leur jeu de platines.
CV.
À eux deux, ils cumulent plus de 30 années dans le monde du deejaying. C’est en se rendant à Marseille pour le projet Mokko que Did Steph se passionne pour le deejaying. Danseur au sein des Street Brothers à l’époque, il découvre cet univers par l’entremise de MC Jagdish (mauricien établi à Marseille et membre du Massilia Sound System). “Il m’a initié au sound system et depuis je me suis investi à fond.” Alors que Kingdom s’est intéressé à la chose en écoutant l’émission radiophonique Boite Tapaz. Et il faisait des mix avec deux cassettes lors des soirées dansantes. “Après j’ai lancé des mixtapes, j’ai travaillé sur les compilations de Ragga Konnexion… Cela fait plus de 20 ans que je jongle avec le son.”
Otentikk.
“Touzour”. C’est le même mot qui revient quand on leur demande s’ils sont toujours de la famille d’OSB Crew. Pas d’ambiguïté sur le sujet.“Même si je n’étais pas là pour les 19 ans du groupe, je reste toujours un Otentikk Street Brother. C’est comme une famille pour moi. Je serai toujours un soldat d’OSB Crew”, dit Did Steph. Idem pour Kingdom: “Yes, toujours présent pour OSB Crew.”