J. L. Dhookit, un étudiant de l’Université de Maurice (UoM) préparant un doctorat, avait entré une action judiciaire contre l’institution tertiaire, demandant un judicial review du choix des examinateurs externes pour corriger sa thèse. Ces derniers avaient demandé que sa thèse soit amendée. L’étudiant avait refusé de le faire, arguant que ces examinateurs n’étaient pas des Computer Scientists. Le Chef juge Keshoe Parsad Matadeen et le juge Davin Chan Kan Cheong ont conclu que le choix de l’UoM pour des examinateurs externes n’était pas injuste et arbitraire car ils étaient des professeurs ayant une grande expérience dans leur domaine.
J. L. Dhookit avait axé sa thèse sur le thème « Simulating the effect on traffic of a second harbour on the coast of Mauritius ». Les external examiners qui avaient vu son travail avaient recommandé que des changements y soient apportés pour qu’il soit considéré pour son doctorat. J. L. Dhookit avait refusé et dans sa plainte déposée en Cour il s’était appuyé sur les règlements de l’Université de Maurice pour nommer des external examiners pour les programmes MPhil/PhD qui stipulent que ces personnes qui doivent être recommandées par Research, Consultancy & Innovation Committee and Senate et qu’i) One external examiner shall be a Professor and the other shall be at least at an Associate Professor level, ii) The external examiner should havent recent experience in either supervising or examining PhD students in the relevant subject area, et iii) the external examiner should have no existing, or prior connection with the University and the supervisor (s), in the case of a student who is a staff of the UoM or one of its associate institutions, as this may call into question his/her ability to objectively and impartially examine the thesis. Or l’étudiant estimait que ceux qui avaient examiné sa thèse n’étaient pas des computer scientists susceptibles pour comprendre son travail.
Dans leur jugement, Keshoe Parsad Matadeen et Davin Chan Kan Cheong ont souligné que les documents produits par l’UoM démontrent que les deux Professors avaient une grande expérience en traffic flow modelling, le sujet choisi par l’étudiant pour sa thèse. La Cour a fait ressortir que le premier était un professeur dans une université européenne depuis 1994, détient un Doctorat dans le domaine de la circulation autoroutière, avait écrit plusieurs articles, documents et livres sur ce sujet et a supervisé avec succès un certain nombre de projets de doctorat et examiné plusieurs thèses de doctorat dans le domaine de la modélisation des flux de trafic. Le second a été un Professeur dans une université asiatique de prestige pour plus d’un quart de siècle, avait publié plusieurs articles et a supervisé plusieurs chercheurs en doctorat pour l’attribution du doctorat dans les domaines de la simulation du trafic et computer aided modelling of traffic and transport systems. La Cour a aussi souligné que les deux Professors n’avaient pas refusé d’examiner la thèse de l’étudiant et n’étaient pas au courant de l’identité de l’autre. Les deux examinateurs ont examiné indépendamment la thèse et ont recommandé qu’il modifie son travail pour l’attribution d’un lower degree. « In the circumstances, we are not prepared to say that the respondent’s choice of External Examiners for the applicant’s thesis was unfair, arbitrary or ultra vires. The applicant has made a number of other complaints and sought for a number of other remedies. We take the view that these do not come within the purview of the judicial review », ont-ils conclu.