La décision pour l’octroi des subventions à la Doha Secondary School avait été ratifiée par un board très restreint, tout juste le quorum, le 3 avril dernier et la semaine dernière le conseil d’administration n’a fait qu’approuver le compte rendu de cette précédente réunion. La présence uniquement des représentants des ministères et des organismes gouvernementaux à la réunion d’avril donne une indication du désaccord des autres membres.
L’Association of Fee Paying Private Secondary Schools, sur cette même affaire, maintient que « Doha School has been strongly favoured » et qu’en outre, cet établissement ne respecte pas tous les critères pour l’obtention de grants comme stipulé dans une communication de la PSSA en date du 6 mai 2013. Cette association s’apprête à contester les grants de Doha en Cour et à envoyer une plainte à l’ICAC.
Le dossier pour l’octroi des subventions à la Doha Secondary School a été piloté dès le début par le ministère de l’Éducation alors que c’est la PSSA qui aurait dû enclencher les procédures. Le ministère a presque sommé le conseil d’administration de cet organisme de faire avaliser la décision du conseil des ministres concernant ces grants. Celle-ci figurait alors à l’agenda d’une réunion du board le 3 avril. Selon nos informations, cette instance de direction de la PSSA aurait dû se réunir ce jour-là 14 heures mais craignant un manque de quorum, la réunion a été repoussée à 16 h 30. Le board est composé de treize membres mais il n’y en avait que sept à cette réunion, notamment les représentants du ministère de l’Éducation et de celui des Finances, du Mauritius Institute of Education, du Mahatma Gandhi Institute, du Mauritius Examinations Syndicate et de la PSSA. Les autres membres, qui représentent les collèges privés et les employés de ce secteur, ont boycotté la réunion.
Mais le board de la PSSA ne s’est pas réuni au mois de mai et c’est au cours de sa dernière réunion mercredi dernier, que cette instance a pris note du compte rendu de la réunion du mois d’avril et l’a avalisé. Selon nos informations, des membres ont posé des questions sur le montant de subventions que percevrait bientôt la Doha Secondary School mensuellement et le chiffre de Rs 2 M a été mentionné. Toutefois, des membres du board soulignent que ce montant « n’est pas définitif » car la PSSA n’a pas terminé les calculs. « On nous a donné un chiffre indicatif ce jour-là mais tout laisse croire que le montant pourrait être supérieur à Rs 2 M », confie un membre du board.
Pour sa part, l’Association of Fee Paying Private Secondary Schools, sur cette même affaire, maintient que « Doha School has been strongly favoured ». En outre, cette association soutient que cet établissement ne respecterait pas tous les critères, selon la nouvelle politique du gouvernement pour l’octroi de grants et qui ont été mentionnés dans une communication de la PSSA en date du 6 mai 2013, envoyée aux collèges payants. Selon cette association, qui s’apprête à contester les grants de Doha en cour et à envoyer une plainte à l’ICA, la Doha School ne respecterait pas d’abord les critères “A” et “C” qui se lisent comme suit : A) « A student population which is at least thrice the normal threshold i.e 450 in main stream and 75 in the prevocational stream ; et C) « school facing financial difficulty which may likely impact on their operations and sustainability ».
« Nous voulons faire ressortir que les collèges payants n’ont pas de département Prevocational selon la formule qui existe dans les collèges d’État et les collèges privés subventionnés. Doha ne respecte pas le critère A parce que l’établissement n’a pas de filière Prevocational. Comment se fait-il que la PSSA puisse avaliser la décision de d’accorder des grants à ce collège ? », se demande le Dr Hassam Sakibe Coowar, président de cette association de fee-paying Schools. « Nous irons contester cela en cour », dit-il avec fermeté. Selon lui, la nouvelle grant-aided school « est loin de se trouver en difficulté financière ».
Les responsables de cette association sont affirmatifs au sujet d’un « traitement de faveur » que le gouvernement a fait à la Doha School. Cette association, outre sa démarche pour entrer une action en cour en vue de protester contre ce qu’elle qualifie « de mesure discriminatoire » envers les autres établissements payants, prendra d’autres initiatives dans les jours qui viennent afin d’amener les autorités à considérer sa requête pour une aide financière.
Pour leur part, les collèges privés subventionnés sont très amers devant cette décision gouvernementale en ne manquant pas de faire remarquer que le ministère de l’Éducation a toujours fait la sourde oreille aux nombreux problèmes qui existent dans ce secteur de l’éducation.