À peine la polémique autour de la subvention d’environ Rs 1 M dont elle bénéficie de la Private Secondary School Authority depuis juillet dernier terminée, voilà que la Doha Secondary School doit justifier un «service» qu’elle propose à ses élèves. En effet, depuis peu, des parents contestent un système de transport mis en place par le collège avec la collaboration de United Bus Service Ltd (UBS). Les élèves qui choisissent de voyager dans six des bus de la compagnie qui assurent des trajets spécifiques entre les régions où ils résident et le collège sis à Wooton (Eau-Coulée) doivent payer une mensualité de Rs 300.
Des parents, réfractaires à ce système payant, insistent sur la gratuité du transport pour les étudiants. Lors d’une réunion au collège il y a une semaine, ils ont fait entendre leur voix. De son côté, Sadek Polin, le manager du collège, explique que le transport payant assuré par la flotte de UBS «n’est pas obligatoire.» Des 11 autobus de la compagnie qui font le transport des élèves de la Doha Secondary School, six d’entre eux ont étendu les lignes qu’ils desservent pour les élèves habitant dans des endroits éloignés. «Ce service existe depuis quatre ans», rappelle Sadek Polin.
Toutefois, dit-il, l’administration du collège a récemment pris la décision de demander aux parents dont les enfants voyagent dans ces bus payants d’assurer les frais de ce service. «La réunion que nous avions eue avec les parents avait pour but de tâter le pouls de ces derniers. Nous allons remettre une circulaire aux parents, ce lundi, pour connaître le nombre d’élèves qui adhéreront à ce service. Car une fois que les bus modifient leurs trajets habituels, le service devient payant. D’ailleurs, celui-ci sera validé par notre conseiller légal», explique encore Sadek Polin.
Le collège, dit-il, n’a rien imposé à ses élèves. «Ceux qui veulent voyager selon le système de transport gratuit ou par des vans privés payants peuvent le faire, ils sont libres de leur choix», ajoute le manager de l’établissement. Et de poursuivre : «Lorsque nous avions, en concertation avec UBS Ltd., décidé d’étendre les trajets traditionnels, nous avons avisé le ministère de l’Éducation et la National Transport Authority à ce sujet. Ceux-ci nous ont donné leur aval.»
Quant au ministère de l’Éducation, il estime que «ce problème relève des affaires internes du collège.» Par ailleurs, Sadek Polin, qui dit être en convalescence, déplore «toutes les rumeurs» qui circulent à son propos et regrette la démarche «de quelques mécontents.»