Après avoir pris connaissance de la ratification d’une subvention de Rs 2 M par mois, par le board de la PSSA, à la Doha Secondary School, l’association des managers n’a pas caché sa déception, voire sa colère à l’égard du ministère de l’Éducation. Dans une déclaration faite à Week-End, Hassam Sakibe Coowar, recteur du Mauricia Institute et coordonnateur de l’association, laisse entendre que “c’est en urgence que le board de la PSSA a dû se réunir pour le cas de Doha”. Il explique que depuis que le collège a annoncé qu’il ne sera plus payant à partir de cette année, les enseignants auraient travaillé sans salaire. Ils auraient brandi la menace de grève. Ayant eu vent d’une grève, le ministère serait intervenu auprès de la PSSA pour qu’elle se penche sur les grants à la Doha Secondary School. Hassam Sakibe Coowar affirme que le collège Doha ne satisfait toujours pas les critères établis par la  New Policy for Payment of Grants to Fee-Paying Private Secondary Schools et entérinés par le Conseil des ministres le 31 janvier dernier. A commencer par le premier critère relatif à la population estudiantine et qui stipule :”Student population which is at least thrice the normal threshold i.e. 450 in mainstream and 75 in the prevocational stream.” Il rappelle que “la Doha compte environ 900 élèves recrutés rapidement l’année dernière et ne dispose pas de filière prévocationnelle”. Et précise: “Ce critère est on ne peut plus clair, il ne fait pas mention de and/or lorsqu’il stipule ‘and 75 in the prevocational stream’, mais ‘and’ uniquement. Cette nuance est pertinente!” Le coordonnateur de l’Association des managers des collèges payants soulève un autre point, qu’il abordera avec ses hommes de loi. “Il s’agit du critère ‘c’ qui est un point de droit! La Doha n’est pas une école facing financial difficulties! Nous avons des informations fondées qui nous permettent de dire cela. Selon nos informations, la Doha vient d’acheter le collège Thanacody, à Souillac, pour le coût de Rs 10 M et a fait en 2012 l’acquisition d’un terrain de 2 arpents à Vallée-des-Prêtres, au prix de Rs 20 M!” Par ailleurs, Hassam Sakibe Coowar rappelle que le certificat d’enregistrement, pour l’année 2013, de la  Doha Secondary School, à l’instar des autres collèges payants est reconnu par la PSSA comme étant une école non grant aided. Demain, les managers des collèges payants vont se réunir pour peaufiner leurs actions.
Critères respectés
De son côté, Sadek Polin, le recteur de la Doha Secondary School, demande aux managers des collèges payants de faire appel aux autorités concernées s’ils estiment être bafoués. “Si leurs droits sont bafoués, ils savent où aller! Nous sommes dans un État démocratique. On nous a demandé de respecter des critères, c’est ce que nous avons fait”, dit-il. Concernant la population estudiantine de son école, il rappelle “qu’en 2012, celle-ci était de 650. Et à cette époque personne ne trouvait à redire sur notre population estudiantine”. Quant à la filière prévocationnelle, le collège, dit-il, n’en a pas, mais compte y remédier. Sadek Polin confirme avoir alerté le ministère de l’Education sur le ras-le-bol du personnel “qui depuis janvier n’a touché qu’une allocation en guise de salaire”. Le personnel avait, en effet, dit-il, manifesté leur intention de faire un sit-in. “Nous avons averti les autorités, car on nous avait promis une subvention et le personnel ne pouvait plus continuer à travailler ainsi”, explique Sadek Polin. S’agissant de l’acquisition d’un collège et d’un terrain au coût total d’environ Rs 30 M, Sadek Polin déclare: “Ce n’est pas la Doha Secondary School qui les a achetés.” Et d’insister: “Nous avons suivi les procédures à la lettre et nous sommes heureux que les autorités ont agréé à notre demande et nous subventionneront. Il ne faut pas s’attarder sur la structure de notre établissement. Il faut regarder au-delà du bâtiment. Nous accueillons un grand nombre d’enfants d’origine modeste, qui n’ont pas les moyens de financer leurs études.”