Le ministre des Finances et du Développement économique, Vishnu Lutchmeenaraidoo, a présidé samedi une réunion de travail axée sur les réformes devant être enclenchées en vue d’améliorer le climat des affaires à Maurice. Cette rencontre a vu notamment la participation de représentants de la Banque de Maurice, d’officiels du ministère des Finances, du Board of Investment, du Registrar of Companies, du bureau du Registrar General et du Joint Economic Council. Les participants ont discuté du processus de réformes nécessaires pour une facilitation accrue des affaires. Les solutions possibles aux difficultés rencontrées par les opérateurs pour démarrer ou développer leurs activités ont été évoquées.
Dans les milieux du ministère des Finances, on indique que le gouvernement veut que Maurice devienne, d’ici trois ans, un des pays au monde où il est le plus aisé d’investir. Un communiqué du ministère des Finances souligne que les autorités veulent que le pays réunisse toutes les conditions pour atteindre l’objectif de « High Investment – High Employment », comme énoncé dans le Budget 2015-16 par le ministre des Finances ainsi que dans l’Economic Mission Statement présenté par le Premier ministre. Maurice, rappelle-t-on aux Finances, est déjà la première destination africaine pour faire du business, selon les principaux indicateurs internationaux : Doing Business Report 2015 – World Bank, The Global Competitiveness Index 2015-2016, The Global Innovation Index 2015, The Economic Freedom of the World 2015, The 2015 Mo Ibrahim Index of the African Governance.  
« Certes, nous réalisons de bonnes notes sur plusieurs indicateurs de performance, mais il y a des domaines où le bât blesse, et cela entrave la compétitivité de notre économie. Les différentes procédures touchant aux permis de construction sont un exemple flagrant. À Maurice, ces procédures prennent en moyenne 245 jours alors qu’à Singapour, elles n’en prennent que 26. Ce n’est pas normal. Il faut changer cet état de choses », déclare Vishnu Lutchmeenaraidoo dans le communiqué émis par son ministère.
Le ministère des Finances annonce que les demandes ainsi que l’octroi des permis se feront de plus en plus via l’Internet, et ce pour réduire les délais des démarches administratives. Les opérations en ligne, précise-t-on, aident non seulement à améliorer la transparence du système et un traitement équitable de tous les demandeurs, mais contribuent aussi à « prévenir les dérapages vers la corruption ». Le ministère des Finances souligne : « Le régime des licences sera aussi revu. Maurice compte 605 licences et permis. Il y a une nécessité de réduire ce nombre en vue de rehausser l’environnement des affaires. »