Maurice s’est classé 28e dans le rapport Doing Business 2015 de la Banque mondiale (BM) rendu public aujourd’hui. Le classement 2015 qui couvre 189 économies a été effectué selon une nouvelle méthodologie utilisée par la BM. Si l’on tient compte des facteurs ou critères pris en compte, Maurice progresse d’une place avec un total de 74,81 points contre 74,37 points dans le rapport 2014.
Selon la Banque mondiale, les classements de Maurice sous les dix critères adoptés sont les suivants : Starting a business : 29e (-2 places) ; Dealing with construction permits : 117e (+ 11) ; Getting electricity : 41e (-1) ; Registering property : 41e (-1), Getting credit : 36e (-6) ; Protecting Minority Investors : 28e (-2) ; Paying taxes : 13e (-2) ; Trading across borders : 17e (+ 2) ; Enforcing contracts : 44e (+ 9) ; Resolving Solvency : 43e (-3).
Maurice s’impose encore une fois comme le premier pays d’Afrique subsaharienne au niveau de la facilitation des affaires. Dans le classement général 2015 de la BM, la première place est occupée par Singapour avec une moyenne de 88,27 points devant la Nouvelle-Zélande (86,91 pts), Hong Kong (84,97 pts), le Danemark (84,20 pts), la République de Corée (83,40 pts), la Norvège (82,40 pts), les États-Unis (81,98 pts), le Royaume Uni (80,96 pts), la Finlande (80,83 pts) et l’Australie (80,66 pts).
Parmi les pays devancés par Maurice, on retrouve le Japon, la France, la Pologne, l’Espagne, le Mexique et la Belgique. L’Afrique du Sud, deuxième pays d’Afrique subsaharienne dans ce classement, se retrouve au 43e rang alors que le Rwanda pointe à la 46e place.
La BM relève que les 10 économies ayant le plus progressé depuis l’édition précédente sont le Tadjikistan, le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, Trinité-et-Tobago, la république démocratique du Congo, l’Azerbaïdjan, l’Irlande et les Émirats arabes unis.
Les pays d’Afrique subsaharienne détiennent le record en matière de réformes réglementaires (75 sur 230 à l’échelle mondiale), tandis que l’Europe et l’Asie centrale comptent le plus fort pourcentage de pays ayant progressé. Les avancées sont inégales au sein de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord où la Syrie, en plein conflit, se retrouve au bas du classement. Les pays d’Asie du Sud ont été les moins réformateurs de tous.
Alors que 80 % des pays couverts par le rapport ont amélioré la réglementation des activités commerciales l’an dernier, seuls un tiers environ ont progressé dans le classement, observe la BM. « L’activité des entreprises est plus facile cette année par rapport à l’an dernier, il y a 2 ans ou 10 ans », affirme Rita Ramalho, chef du programme Doing Business. « Les économies situées en bas du classement réforment à un rythme plus soutenu, de sorte qu’elles se rapprochent de celles qui obtiennent les meilleures performances », ajoute-t-elle.
Le cas du transfert de propriété illustre bien ce constat : alors qu’il fallait en moyenne 235 jours de procédures en 2005 dans les pays les moins performants — contre 42 dans les pays les plus performants (soit un différentiel de 193 jours) — cet écart a été ramené à 62 jours aujourd’hui (90 jours environ dans le premier cas, contre moins de 40 dans le second).
Le rapport mesure la facilité de faire des affaires dans 189 économies en examinant 11 réglementations applicables aux entreprises, parmi lesquelles la création d’entreprise, l’obtention de prêts, le raccordement à l’électricité et le commerce transfrontalier. Mais il ne couvre pas toute la palette des sujets de préoccupation des entreprises, comme la sécurité, la stabilité macroéconomique ou la corruption.
Le rapport 2015, intitulé Going Beyond Efficiency (Au-delà de l’efficience), s’appuie sur de nouvelles données et une nouvelle méthodologie dans trois domaines : le règlement de l’insolvabilité, la protection des investisseurs minoritaires et l’obtention de prêts.