En quête d’évasion, ne vous laissez pas refroidir par la route sinueuse menant au Domaine de Chazal à Chamouny. Dans cette partie de l’île, développement ne rime pas avec béton et goudron. Tout est mis en oeuvre pour préserver le cachet original des lieux, rendant le Domaine authentique pour un dépaysement total, loin des bruits et de la pollution de la ville.
Après avoir quitté Bassin Blanc et être descendu vers Chamouny, en prenant à droite dans le grand virage, au lieu de poursuivre vers Chemin Grenier, nous voilà dans ce petit coin perdu de Maurice. Lorsque nous quittons la route goudronnée pour aller au Domaine de Chazal, une grande falaise longe la route. Le sentie z accidenté peut rebuter le visiteur. Mais ce qui l’attend plus loin vaut largement le détour.
Sport & nature.
“Le bitume aurait gâché tout son attrait et la spécificité des lieux”, confie Cécilia Robert, responsable du marketing du Domaine. “Ce côté sauvage a ces inconvénients, mais aussi ses avantages : nous restons dans le cachet original de la nature.” L’écotourisme demeure le maître mot et le développement qui s’est opéré depuis quelques années se fait de façon intégrée. De nombreux arbres endémiques ont été plantés un peu partout. Les aménagements pourraient sembler rudimentaires, mais c’est voulu. Tout est pensé pour que le visiteur ait l’impression de se fondre dans la nature, mais son confort n’est pas négligé pour autant.
Grâce aux différentes activités, c’est la (re)découverte de Maurice qui est proposée. Randonnées pédestres, tyroliennes, balade dans la Rivière des Galets, pêche au berri rouge, tir à l’arc : le visiteur est appelé à se surpasser et, le temps d’une journée, à apprendre à vivre en parfaite harmonie avec tout ce qui l’entoure. Le Domaine de Chazal est un lieu idéal pour s’amuser et faire du sport en pleine nature.
Table d’hôte.
Le chant mélodieux des oiseaux qui peuplent le Domaine rend la visite encore plus agréable. Les envahisseurs que sont les sangliers et les chauves-souris, qui font beaucoup de ravages, sont “respectés”. Aucun piège ni filet sur les arbres pour empêcher la dévastation de ces chiroptères et aucun abattage sauvage des suidés, hormis les parties de chasse organisées dans les montagnes à proximité. Vous pouvez éventuellement croiser des sangliers lors des randonnées. Quant aux chauves-souris, on peut les admirer, suspendues aux arbres ou en train de se chamailler.
Les infrastructures mises en place ne sont pas imposantes et ne déparent pas les lieux. La table d’hôte est presque cachée par des palmistes, à l’ombre desquels est servi le déjeuner, préparé avec des produits du terroir, dont le poulet fermier. Au menu également : fricassée de légumes, grains secs, chutney, achards. Pendant la saison des agrumes, les visiteurs peuvent goûter aux fruits disponibles.
Se ressourcer.
Juste à côté, se trouvent deux étendues d’eau provenant de la source avoisinante. Dans l’un, on peut faire trempette; dans l’autre, s’adonner à une partie de pêche à la ligne ou avec un filet. Sur les transats sous les arbres ou sur les sofas installés à proximité dans un kiosque, la digestion peut se faire en toute tranquillité.
C’est sans doute avec regret que vous quitterez les lieux pour retrouver la “civilisation”, avec ses bruits, sa pollution et les soucis de la vie quotidienne. Le temps d’une journée, le Domaine de Chazal est un havre de paix, idéal pour se ressourcer.
Soulignons que le Domaine de Chazal peut également servir de cadre pour des réceptions. Il dispose d’un bar et d’un espace couvert pour le restaurant. Il peut accueillir une centaine de personnes.