Le ministre du Logement et des Terres Abu Kasenally a rencontré ce matin les membres de la Plate-forme pou sauve nou Falaise et les forces vives de Souillac en vue de d’entendre leurs doléances et d’y trouver une issue. Cependant, le porte-parole de ce mouvement, Georges Ah-Yan, a fait part peu après à la presse de sa déception : « Vu l’envergure des problèmes que nous avions prévu de discuter avec le ministre, c’est triste qu’il ne nous a pas accordé plus de temps. »
Des habitants de Souillac s’opposent au projet de morcellement résidentiel de Gris-Gris, soutenant que « la route à l’entrée de Gris-Gris et menant à la “Roche qui Pleure” sera obstruée ». Ils déplorent aussi la disparition des sentiers qu’utilisent les promeneurs et la distance qu’ils auront à parcourir pour accéder à la “Roche qui Pleure”. Après les nombreux courriers envoyés en ce sens, hier les forces vives de Souillac ont été informées que le ministre Abu Kasenally allait les recevoir aujourd’hui à 9 h 45 à son bureau à Ébène. Cependant, la Plate-forme pou sauve nou Falaise et les forces vives de Souillac devaient constater ce matin que le ministre n’avait que quelques minutes à leur accorder en raison « du Parlement aujourd’hui et d’autres dossiers » qu’il doit traiter d’urgence avant son départ pour Rodrigues demain. Après la rencontre, les deux regroupements ont tenu un point de presse.
Georges Ah-Yan se dit déçu, d’autant que pour lui, les raisons qui motivent cette rencontre sont très importantes. Lors de ce point de presse, le porte-parole de la Plate-forme pou sauve nou Falaise a indiqué les points qu’il envisageait d’aborder avec le ministre : le domaine Gris-Gris, le rôle de la Beach Authority et la construction d’un supermarché à Cap-Malheureux.
Par ailleurs, le District Council de Grand-Port/Savanne a fait servir un stop order aux promoteurs du morcellement résidentiel de Gris-Gris, à savoir la compagnie Sagiterra Ltd et Union SE, après avoir pris connaissance de la construction d’un mur, pour laquelle ils n’avaient pas de permis. Pour Georges Ah-Yan, il s’agit d’un pas en avant. « Depuis longtemps on a réalisé qu’il y avait un problème avec les permis des promoteurs », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, les forces vives de Cap Malheureux, également présentes, ont fait part de leur intention de saisir la justice si rien n’est entrepris pour arrêter le développement actuellement à Cap-Malheureux. La construction d’un complexe commercial en face du cimetière de la localité, à environ une dizaine de mètres des wetlands Mare de la Cocoteraie, les préoccupe. Georges Ah-Yan avance que le promoteur Kirav Co Ltd n’a pas de licence d’Environment Impact Assessment (EIA) pour aller de l’avant avec ce projet.
La plate-forme a fait une demande pour une autre rencontre avec le ministre Abu Kasenally.