Même la pluie n’a pas empêché les notes de Dominique Fillon de résonner dans les allées de l’IFM, mercredi soir. L’indisponibilité de l’amphithéâtre, obligeant le quatuor à se produire à côté de la médiathèque, n’a aucunement dérangé le jeu du pianiste français.
Dans un répertoire très éclectique, porté par le jazz mais planant dans un univers world music, tantôt instrumental, tantôt vocal, le set de Dominique Fillon aura été séduisant et captivant. Entouré du bassiste Kevin Reveyrand, du batteur Francis Arnaud et du guitariste Olivier Roman Garcia, il a déposé sur les touches noires et blanches de son piano un jazz libre (free jazz).
La voix de Marie-Luce Faron a navigué entre les accords de Fillon et l’improvisation s’est invitée dans la partition. Frais et musclé, le jeu de cette formation possède l’étoffe d’une sonorité classique au souffle jamais redondant. Une vraie profondeur, suivant une progression subtile. Signe de sagesse et de maîtrise.
Dominique Fillon donne à son jazz un feeling de liberté. Avec des gouttes d’eau, il orchestre une rivière, une averse jazzistique rayonnante.