Le magistrat Raj Penthiah, siégeant à la Cour intermédiaire, a débouté Mohamud Fazall qui réclamait à son voisin Actar un dédommagement à hauteur de Rs 500 000 à la suite des dommages causés à sa plantation.
Mohamud Fazall est propriétaire d’un terrain de 50 perches à New-Grove. Actar Ruttun, son voisin, est également propriétaire d’un terrain agricole. Le 7 octobre 2004, Mohamud Fazall s’occupait de sa plantation de cannes quand son voisin l’aurait insulté. Ce dernier lui a par la suite lancé un objet en métal. Mohamud Fazall a porté plainte au poste de police de Rose-Belle. Toutefois, craignant d’autres altercations, il a décidé de ne plus se rendre sur ses terres. Cette situation, estime-t-il, lui aurait causé des dommages à hauteur de Rs 100 000. Il évalue par ailleurs les préjudices moraux subis à Rs 400 000.
Actar Ruttun soutient pour sa part qu’il s’agit d’une histoire montée de toutes pièces afin de nuire à sa famille qui possède un terrain juste à côté de celui de Mohamud Fazall. Il affirme que Mohamud Fazall avait aussi porté plainte contre son oncle et son père.
Le plaignant a déclaré en cour que son terrain se situe derrière la maison d’Actar Ruttun et qu’après l’altercation, il a décidé de remplacer les cannes par des légumes et des bananes de manière à apercevoir son voisin, si jamais il revenait le harceler. Mohamud Fazall a aussi déclaré qu’il s’entendait bien avec la famille Ruttun malgré les plaintes logées contre elle. Le plaignant a demandé que son voisin reconnaisse ses torts et qu’il le dédommage pour le préjudice causé. Cependant, il a reconnu que son terrain n’avait subi aucun dommage et qu’il ne réclamait que des préjudices moraux.
Lorsque le magistrat a demandé à Mohamud Fazall pourquoi avoir attendu cinq ans pour loger la plainte, il devait répondre qu’il avait besoin de temps pour réfléchir. Lors du contre-interrogatoire d’Actar Ruttun, ce dernier a déclaré qu’il n’avait jamais lancé de métal sur son voisin, qui selon lui, ne voulait que lui soutirer des sous.
Dans son jugement, le magistrat Raj Penthiah a estime que Mohamud Fazall n’a pas de preuves concrètes ni de témoins pour confirmer ses propos. Le magistrat Penthiah est d’avis que le plaignant n’aurait pas attendu cinq ans pour loger sa plainte si vraiment il avait encouru des pertes. La plainte de l’habitant de New Grove a donc été rejetée.