Dans le sillage de l’affaire du trafic de cadavres allégué vers le SSR Medical College qui a choqué plus d’un dans la population, le Conseil des religions insiste sur deux impératifs par rapport au don d’organes, que cela soit pour sauver une vie ou pour la recherche médicale : que l’éventuel donateur communique sa volonté avant sa mort et que sa famille soit informée de sa décision.
« Nous insistons pour que la personne exprime clairement sa volonté libre de donner son corps avant sa mort et que sa famille soit avertie au préalable […] Nous sommes tous contre le trafic d’organes ou de corps humains qui ne respecterait pas les lois élémentaires de la liberté de choix et du consentement des personnes concernées », dit le Conseil des Religions dans un communiqué. Cette instance souligne également la nécessité d’avoir une législation appropriée pour le don d’organes et pour que cette liberté de choix soit respectée et lance un appel aux autorités concernées à ce sujet.
Concernant le rituel pour la sépulture ou l’incinération des défunts, le conseil souligne la diversité des coutumes et des croyances des différentes religions à Maurice et dit les respecter. « Le Conseil », dit le Père Goupille qui en est le président, « n’est pas une structure qui coiffe toutes les religions pour arriver à tout prix à une unanimité qui ne respecterait pas la diversité et le caractère propre de chaque religion ». Il ajoute que cette diversité de coutumes et de croyances permet un échange entre les différentes religions pour mieux se comprendre et coopérer à la paix sociale. Le Père Goupille signale que le Pandit Choonucksing Oumasunkar, membre du CSR, a déjà déclaré au sujet de cette affaire de cadavres qui secouent le Krishnanand Seva Ashram et le SSR Medical College « qu’il n’était pas possible de disposer de cadavres humains sans en référer à leurs familles et sans accomplir les rites funéraires propres à chaque religion ».