L’enquête sur le dopage du cheval Aspara a connu une nouvelle étape avec une reconstitution des faits hier après-midi au Champ de Mars.

Le suspect n°1 dans cette affaire, le palefrenier d’Aspara, Lavish Lallbeeharry, employé du Mauritius Turf Club posté à l’écurie Rousset a expliqué sur place comment et où il avait administré le produit au cheval.

Auparavant le palefrenier avait expliqué à la police comment les choses s’étaient déroulées avant qu’il n’administre la piqure au cheval. Il a raconté comment trois personnes dont un policier, soit Rishiraj Dauhoo, Avikesh Baldeo et Arshaad Joomun, lui ont remis le produit dopant et lui ont proposé Rs 35,000 pour cette opération illégale. Une fouille subséquente chez avait permis à la police de saisir une somme de Rs 100,000.

Les autres suspects étaient également interrogés hier aux casernes centrales.

Les quatre prévenus doivent tous répondre à une charge sous la section 146 de la Gambling Regulatory Act, sous la charge d’avoir administré à un cheval un produit illicite. Ils risquent pour cela jusqu’à Rs 300,000 d’amende et un emprisonnement maximum de trois ans.

Cette enquête ne concerne pour l’heure que celle du dopage d’Aspara. Même si c’est le même modus operandi et la même préparation a été administré une quinzaine de jours plus tôt à un autre pensionnaire de l’écurie Rousset, Maxamore, la police n’a jusqu’ici établi aucun lien avec les deux cas même si des sérieux soupçons pèsent sur le palefrenier comme exécutant ultime.

Quant au Mauritius Turf Club, les enquêtes pur ces deux cas de dopage ne débuteront que lorsque l’échantillon B sera confirmé positif. On attend donc un retour du laboratoire de Hong Kong où les échantillons ont été envoyés.

Pour rappel, deux chevaux de l’écurie Rousset, Aspara et Maxamore ont été testés positifs après leur victoire, alors que les analyses d’avant courses n’avaient rien révélé d’anormal.