Une société indienne, la Telecommunications Consultants India Ltd (TCIL), avait obtenu un contrat de la Mauritius Telecom (MT) pour poser des poteaux et installer des câbles. La TCIL a sous-traité avec la Visionphone Contractors Ltd (VSL) avec pour but de confier à cette dernière le soin de réaliser les travaux.
A la suite d’un litige entre les deux parties, la VSL a logé une plainte en réclamation contre la TCIL qui, en retour, a réclamé des dommages à la première nommée. Le litige a été entendu devant la division commerciale de la cour suprême, où le juge Abdurafeek Hamuth a déclaré les deux parties gagnantes. Conséquence de cette décision : chaque partie devra verser à l’autre des dommages.
Première à traîner l’autre en justice, la VSL a réclamé à la TCIL une somme de Rs 1 448 859, représentant la somme due pour les travaux effectués jusque-là et qui ne lui a pas été payée.
Dans sa Statement of Defence, la TCIL a reconnu n’avoir pas payé la VSL. Toutefois, elle a expliqué que si elle ne l’a pas fait c’est parce que la plaignante avait choisi d’arrêter de travailler selon le contrat sous-contracté par la TCIL, et ce, sans informer celle-ci. De plus, la VSL n’a pas retourné à la défenderesse le surplus de matériaux.
Ce qui l’a poussée à loger une contre-plainte, pour, à son tour, réclamer à VSL la somme Rs 2 747 060. Le juge, après avoir entendu les divers témoignages, a trouvé des pièces justificatives nécessaires pour conclure que les deux plaignants ont raison dans leurs réclamations. De ce fait, il ordonne à la TCIL de verser à la VSL la somme que celle-ci lui a réclamée, c’est-à-dire Rs 1 448 859. Même conclusion pour la contre-réclamation de la TCIL : la VSL devra lui payer la somme de Rs 2 747 060.