L’élimination de la dérogation à la Capital Gains Tax dans le Double Taxation Avoidance Treaty entre l’Inde et Maurice continue à se présenter comme un Stumbling Block à tout accord entre les deux gouvernements. Certes, les discours politiques lors des visites officielles donnent une version des faits, qui est vite renversée par les interventions intraitables des techniciens indiens, notamment ceux du Revenue Department. À peine le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth rentré de l’Inde avec des garanties politiques au plus haut niveau, le Revenue Department réitère ce contentieux de Round Tripping de la part des sociétés indiennes, coupables d’évasion fiscale. Cette fois-ci, le ministère des Finances de l’Inde est revenu à la charge et de manière catégorique, ne laissant aucune marge de manoeuvre sur le plan de la flexibilité.
Intervenant lors d’une conférence organisée par l’Industry Chamber CII à New Delhi au cours de la semaine écoulée, Akhilesh Ranjan, Joint Secretary du Revenue Department, intervenant au nom du ministère des Finances, a balisé, si besoin est, le problème. « We are aware that some entities take advantage of the treaty in an unintended manner. Our effort has been to ensure that its benefits are correctly given and that the treaty is not abused by any entity. Countries which have traditionally been low-tax jurisdictions can no longer continue with the policies that benefited them in the past. If Mauritius starts levying capital gains tax, we will have no problem (with the treaty). The problem is capital gains tax not being levied in either of the countries », s’est-il appesanti en faisant état de la tendance sur le plan  international de « many low-tax countries are joining in the joint effort of G20 nations and the Paris-based think tank OECD to curb the corporate practice of shifting profits away from the country of economic activity to a low-tax jurisdiction. »
Le représentant du ministère des Finances de l’Inde a mis l’accent sur le grave problème d’évasion fiscale en faisant comprendre que « this has posed a headache for New Delhi with tax-evaded income shifted out of India coming back in the form of foreign direct investment (FDI) through Mauritius-based shell companies. » Il se dit confiant que le différend fundamental entre New-Delhi et Port-Louis sera résolu dans le cadre d’un accord multilatéral, actuellement en gestation au sein du G20.
« I believe Mauritius would sign the multilateral agreement (being prepared by the G20 and OECD to curb tax evasion) at around the same time India would be signing. Once both India and Mauritius join the multilateral agreement, their bilateral DTAA will automatically stand modified incorporating the anti-tax evasion provisions envisaged in the multilateral agreement », a poursuivi le Joint Secretary au Revenue Department. Il a ajouté que « cet accord multilatéral, qui n’interdira pas à un pays d’adopter une Zero-Rate Tax Policy, aura pour avantage majeur d’éliminer les risques d’abus des dispositions du traité et de restreindre les bénéfices à des entités avec un Business Rationale. »
« That means investments into India routed through a Mauritius-incorporated entity will get the benefit of the DTAA only if that entity has a minimum prescribed investment in the island nation, and proves that the principal purpose of a holding company in Mauritius was not to avoid taxes. This will prevent shell companies from avoiding capital gains tax in both the countries », devait-il conclure.