Invité à réagir face aux 43,9 % d’accouchements par césarienne à Maurice entre 2009 et 2012 alors que le taux préconisé par l’OMS est entre 5 à 15 %, le Dr Arvind Pulton, consultant en gynécologie-obstétrique à l’Hôpital du Nord, récuse l’idée de mercantilisme souvent imputé à ses confrères/consoeurs. « Le gynécologue-obstétricien, à l’hôpital, n’est pas payé plus s’il fait une césarienne. Pourquoi en ferait-il ? » dit-il dans cette interview. Du côté du privé, le Dr Pulton estime à Rs 2 millions les revenus mensuels d’un gynécologue, ce qui l’induit à cette assertion : « Croyez-vous qu’il se fatiguera la tête avec Rs 5 000/ Rs 6 000 de plus ? » S’il concède une augmentation dans le nombre de césariennes, il soutient que grâce à cette même méthode, « les bébés qui sortent complètement asphyxiés ou avec une épaule blessée ont pratiquement disparu ».