L’Ombudsperson for Children Vidya Narayen et deux officiers de son bureau se sont rendus ce matin à la Dr Régis Chaperon SSS pour faire un constat de l’environnement après l’article paru dans Le Mauricien d’hier concernant l’état choquant des infrastructures. « Nous avons vu l’état de l’école. Tout ce qui a été rapporté est vrai. Le Bureau de l’Ombudsperson prend cette affaire très au sérieux », dit au Mauricien Ismail Bawamia, enquêteur.
Selon nos renseignements, cette équipe du Bureau de l’Ombudsperson for children ne s’est pas contentée d’une simple visite à la va-vite. Vidya Narayen et ses officiers ont visité de fond en comble le bâtiment pour avoir une idée exacte de l’ampleur de la dégradation des infrastructures. Ils ont aussi interrogé quelques élèves, notamment ceux de Lower VI et Upper VI qui leur ont donné des informations précises sur les problèmes rencontrés au quotidien.
« Beaucoup de choses qui ont été dites dans la presse au sujet de l’état de cette école sont vraies. Nous allons immédiatement écrire au ministère de l’Éducation qui est le principal concerné et aussi aux autres autorités concernées par la question des installations sanitaires et de sécurité », souligne Ismail Bawamia. Nous n’avons pas pu avoir une déclaration de l’Ombudsperson for Children, qui après sa visite à la Dr Régis Chaperon SSS, était prise dans une cérémonie pendant toute la matinée au Collège Lorette de Mahébourg.
Les officiers du Bureau de l’Ombudsperson for Children ont aussi demandé à la direction du collège ce matin de leur remettre des copies de toutes les correspondances adressées à l’établissement par les parents au sujet de l’état déplorable de l’école et qui ont été envoyées ces dernières années aux différentes autorités. « Puisque les parents disent qu’ils ont à maintes reprises écrit au ministère de l’Éducation nous voulons savoir de quand datent leurs doléances et nous enquérir auprès des autorités concernées de ce qui a été fait par la suite », explique Ismail Bawamia au Mauricien.
Ce n’est pas la première fois que le Bureau de l’Ombudsperson for Children s’intéresse à la vie de ce collège. En 2007, après les graves incidents violents dans l’établissement lors desquels les élèves avaient saccagé pupitres, vitres et autres matériels, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, l’Ombudsperson d’alors, s’y était rendue pour connaître les raisons de ces débordements.
La présidente de la PTA de ce collège de Belle-Rose qui est arrivée pendant la visite des officiers de l’Ombudsperson for children ne cache pas sa satisfaction devant la démarche immédiate de cet organisme de venir sur le terrain pour s’enquérir de la situation. « Nous sommes réconfortés de savoir que notre action n’a pas été vaine et que nous avons été entendus par l’Ombudsperson. Nous espérons que cela débouche maintenant sur des actions concrètes. J’ai profité de l’occasion pour remettre aux deux officiers une copie du film », dit Fazila Ghoorahoo.